Les champagnes Pommery font du QR code le pont entre histoire prestigieuse et XXIeme siècle!

QR code sur bouteille de champagne Pommery

Les champagnes Pommery ont annoncé hier l’adoption et l’intégration des Qr codes comme un élément fondamental de leur politique de marque. Pas juste un faire valoir dissimulé dans la contre étiquette, mais de nouvelles “armoiries” de la marque à l’époque du web mobile.

Et même si cette initiative n’est pas totalement nouvelle dans le monde des spiritueux, elle a le mérite considérable d’être la conséquence d’une véritable volonté stratégique, défendue au plus haut niveau de l’entreprise, et d’avoir (de ce fait?) été bien pensée, bien réalisée, et bien communiquée. Et comme on le sait, la technologie est un échec si elle ne s’appuie pas sur ces trois piliers fondamentaux.

Une campagne bien pensée, donc. Pas de réussite sans une définition claire des objectifs. Et dans ce domaine, les éléments essentiels de la réflexion semblent avoir été bien pris en compte en amont de la réalisation.

  • Le pourquoi, d’abord : pour renforcer la proximité des consommateurs avec la marque, selon deux axes, la découverte de l’engagement de la marque dans le domaine du mécénat d’art, et l’explication du Chef de Cave à propos de la bouteille que vous vous aprétez à déguster.
  • Le comment ensuite : un site mobile dédié, simple et efficace, agrémenté de quelques vidéos. J’insiste sur ce point, car il est très important. Le site a été conçu POUR cette opération. Il ne s’est pas agit de mettre un lien vers un site existant, plus ou moins optimisé pour une consultation sur mobile, ce qui fait souvent la faiblesse de ce type d’initiatives.
  • Le quoi enfin : la marque a eu la volonté de déployer directement la technologie sur 4 crus majeurs, représentant des millions de bouteilles! Une preuve s’il en était besoin du caractère stratégique de la démarche, et un gage probable de succès, si tant est que la marque laisse assez de temps à l’initiative pour porter ses fruits (dans ce genre d’opération, on peut raisonnablement penser que plusieurs années seront nécessaires avant que les résultats ne soient réellement significatifs. Mais n’est ce pas le luxe d’une telle Maison que d’avoir le temps avec soi?…)

Une campagne bien réalisée ensuite. Rien de particulièrement innovant ici, mais une justesse des choix technologiques et un soucis du détail et de la qualité conformes à ce qu’on peut attendre d’une telle marque :

  • Le choix du QR code qui, si vous m’avez déjà lu, est le seul choix efficace à mes yeux, du fait de l’universalité de lecture, particulièrement lorsqu’on s’adresse à l’international;
  • Le passage par un shortener d’URL, qui permet de limiter la taille du code tout en restant en mode direct, c’est à dire interprétable par n’importe quel lecteur de QR code;

    QR code Pommery

  • Un design sobre et parfaitement intégré aux codes de la marque;
  • Pas de communication superflue autour du code, qui en noie l’impact visuel. On est sur une bouteille de champagne, pas sur un emballage de barre chocolatée, et ceux qui savent de quoi il s’agit sauront l’utiliser… . Cela risque évidemment d’induire un peu de perte d’utilisateurs potentiels, mais à nouveau, avec le temps, la compréhension de la signification du QR code se répandra dans le public;
  • Un bémol toutefois, sur l’aspect utilisation. L’étiquette utilisée, brillante, renforce la difficulté de lecture déjà induite par la courbure de la bouteille (particulièrement les petites bouteilles). Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est assurément handicapant dans certaines conditions de luminosité.

Une campagne bien communiquée, enfin. Il n’y a rien de pire qu’une innovation qui passe inaperçue. Il semble ici aussi que l’aspect stratégique de la démarche justifie une campagne presse ambitieuse. Il reste maintenant à souhaiter que la presse réponde présent, afin de souligner l’ambition et le courage d’associer de manière aussi forte innovation et tradition…

Une vision saisissante de la réalité augmentée.

Une cuisine augmentée selon Keiichi Matsuda

Je vous invite à entrer dans l’univers visionnaire de Keiichi Matsuda, auteur d’une thèse sur la réalité augmentée que vous pouvez lire ici.

Sa spécialité : l’interaction avec son environnement, qu’il soit intérieur ou extérieur.

Beaucoup des expériences qu’il envisage seraient déjà possibles aujourd’hui, et seront beaucoup plus probables dès que les systèmes de visualisation auront quitté les écrans pour envahir lunettes et lentilles. Mais la vision de l’avenir qu’il nous propose est elle vraiment souhaitable? Dans un univers totalement saturé d’informations contextuelles, la publicité sera omniprésente, pour ne pas dire envahissante.

Je vous laisse juger au travers de ces deux vidéos d’anticipation, techniquement assez réussies… Attention, la deuxième vidéo est en 3D! Si vous ne disposez pas des lunettes appropriées, sélectionnez “désactiver la 3D” dans le menu “3D” en bas de la fenêtre de visualisation de la vidéo.

A Cherbourg, la citadelle ressurgit du passé en réalité augmentée

Une initiative culturelle très intéressante dans le cadre du mille-centième anniversaire (!) de la Normandie : la reconstitution, en réalité augmentée, du château de Cherbourg, disparu depuis le XVIIème siècle.

La citadelle de Cherbourg en réalité augmentée

Cette photo publiée sur le site de Ouest-France montre une vue 3D d’un mur du château se surimposant aux immeubles actuels.

Cette réalisation, qui devrait faire des émules auprès d’autres villes et lieux culturels, est l’oeuvre de la collaboration entre deux sociétés : une Normande, l’agence vidéo Biplan, et une canadienne, Project Whitecard.

Dommage que dans cette vidéo explicative, on ne voit pas bien les écrans, mais bravo pour l’initiative!

Faut-il personnaliser ses QR codes? Les insertions graphiques.

Ce post est la suite de “Faut il personnaliser ses QR codes?

La technologie permettant de créer les QR codes intègre un facteur d’autocorrection qui se traduit par une surface utilisée supérieure à ce qu’elle devrait théoriquement être. Autrement dit, le code comprend plus de carrés afin que des défauts d’impression ou des tâches en nombre limité n’empêchent pas la lecture.
Habituellement, il y a environ 30% de redondance dans le code, c’est à dire qu’on peut considérer que 30% de la surface du code ne sert qu’à corriger les éventuelles erreurs.

Quelle conséquence ce fait technologique a-t-il sur la possibilité de personnaliser un code? C’est simple : puisqu’une “tache” n’empêche pas la lecture, faire disparaitre quelques points pour les remplacer par autre chose ne l’empêchera – en théorie – pas plus.

En revanche, il faut garder à l’esprit qu’en insérant un graphique à la place des points, on diminue, voire supprime, la capacité d’autocorrection, et donc on prend le risque de rendre le code beaucoup moins lisible. D’ailleurs, en fonction du lecteur que vous utiliserez, certains des codes figurant ci-dessous ne seront pas lisibles. A nouveau, je conseille l’utilisation du lecteur i-nigma, qui les décode tous.

Ceci étant dit, passons maintenant aux exemples.

Google Street View

 

 

 

Pour commencer, une altération légère mais astucieuse, trouvée sur le site de ces graphistes allemands :

nerdindustrie.com

Les modifications sont suffisamment limitées pour que le code reste relativement bien lisible.

 

 

 

 

 

 

 

Un autre exemple (en Lego!?) de Qriouscode qui m’ont signalé leur très belle galerie.

Bien qu’il soit assez gros, le coeur central ne rend pas impossible la lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

Armée du Salut

 

 

 

En revanche, bien que dans ce QR de l’Armée du Salut le logo inséré ne soit pas beaucoup plus gros que le coeur ci-dessus, le code n’est plus lisible par la plupart des lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

La publicité est évidemment intéressée par l’insertion de logos ou de graphiques dans un code

 

Le QR code oiseau de Clarins

 

 

 

Un récent exemple, mis en avant par l’excellent blog “Bulles de mode“, est cet incroyable “oiseau” de Clarins. Ce remarquable travail d’artiste fonctionne avec la plupart des lecteurs!

 

 

 

 

 

 

Marc Jacobs Japan QR code

 

 

Très beau également, ce travail de l’agence SET Japan pour Marc Jacobs Japon (mais difficile à lire pour beaucoup de lecteurs…).

 

 

 

 

 

QR code Louis Vuitton

 

 

 

Enfin l’une des QR-oeuvres les plus partagées sur le web, très créative mais très difficile à décoder : le QR code Louis Vuitton, également réalisé par SET Japan.

 

 

 

 

 

 

 

Cette liste de quelques exemples ne se veut évidemment pas exhaustive, et vise juste à illustrer les nombreuses possibilités, tant artistiques que publicitaires, offertes par les QR codes.

Attention cependant de bien garder en tête que créativité risque malheureusement souvent de rimer avec difficulté de lecture. N’hésitez pas, avant de mettre votre code à disposition du public, à le tester avec plusieurs lecteurs afin de valider sa bonne lisibilité.

Enfin, gardez en tête que les QR codes sont encore peu (re)connus par le grand public, et que pour optimiser un usage publicitaire ou commercial, mieux vaut qu’il soit reconnu spontanément, sans qu’il soit besoin de préciser qu’il s’agit d’un QR code. Ainsi, l’”oiseau” de Clarins est une véritable performance artistique, mais sera-t-il spontanément reconnu? Les résultats de la campagne en dépendront grandement…

Faut il personnaliser ses QR codes?

Les QR codes ne sont pas forcément limités à ces matrices de points noirs et blancs, rectilignes, que l’on voit la plupart du temps.

Il est tout à fait possible de leur ajouter une touche de créativité plus ou moins importante, et les artistes autant que les agences de communication se sont employés à le faire depuis longtemps. Ceci étant, ce n’est pas parce que c’est possible que c’est forcément souhaitable! Tout au moins pas n’importe comment et dans n’importe quel contexte…
D’une manière générale, plus le code est proche de sa version de base (carrés noir et blancs), et mieux il sera lisible par n’importe quel lecteur, qui sont de qualité inégale…
Mais un peu de cosmétique ne le tuera pas, si elle ne l’altère pas trop.

Avant de débattre du bien fondé de la QRéativité, voici quelques illustrations, par ordre de créativité croissante (à mon avis!).

Certains de ces codes ne se lisent pas avec n’importe quel lecteur. Je vous conseille, si vous ne l’utilisez pas déjà, d’installer le lecteur i-nigma. C’est, à mon avis, de loin le meilleur de tous ceux que j’aie pu tester.

QR code en couleur uniforme

 

La modification la plus simple : la couleur.

Le noir est le plus efficace, car il optimise le contraste de lecture. Si les conditions de lumière sont moyennes, le noir sera mieux reconnu. Mais il n’est pas interdit de varier les couleurs…

 

 

 

Combinaison de couleurs

 

On peut aussi, sans trop altérer la lisibilité, mixer plusieurs couleurs.

Attention cependant à ne pas utiliser des tons trop pastels, le contraste doit rester aussi net que possible.

 

 

 

 

Une lettre cachée dans le code.

 

 

En restant dans la variation de couleurs, on peut même intégrer un graphique simple dans l’image (ici la lettre B)

 

 

 

 

 

 

Des points colorés.

Une variante consiste à remplacer les petits carrés par des points.

L’effet est plus “doux”, mais la facilité de lecture peut s’en ressentir, en fonction des lecteurs.

(Ce code lui-même conduit à une page riche d’exemples de personnalisation)

 

QR code incliné avec effet "scintillant"

 

 

Rien n’oblige, non plus, à positionner le code horizontalement.

 

les (bons) lecteurs lisent dans n’importe quelle position.

A noter, dans ce code, l’effet de “scintillement”.

 

 

 

True Blood

 

 

Un autre exemple de code penché, le QR code associé au film “True Blood”.
Ici, les points sont altérés pour donner un effet de gouttes plutôt que de carrés, mais restent très lisibles.

 

 

 

 

 

Dans le prochain poste, nous irons plus loin dans les effets graphiques, avec l’insertion de symboles, voire même de dessins, au sein même du code…

 

 

 

 

 

Bordeaux, ville la plus branchée de France?

La semaine digitale bat son plein à Bordeaux, et parmi les nombreuses initiatives, l’une des plus spectaculaires est l’invasion de l’espace urbain par des QR codes.

Ce n’est pas un coup d’essai pour la ville, qui avait déjà utilisé de tels codes pour promouvoir son patrimoine unique, ou donner accès aux programmes d’événements culturels disponibles sur son site Internet.

Des QR codes "monumentaux"

Etant actuellement à Montréal, je ne peux malheureusement pas me rendre à Bordeaux cette semaine pour “chasser” les codes, aussi n’hésitez pas à me faire parvenir vos photos ou vos commentaires concernant cette initiative.

mailto:thierry@hy.pr

Totalement inutile, mais parfaitement indispensable : le QR code qui donne l’heure!

Et en plus ça marche!

Il vous suffit de lire le code avec n’importe quel lecteur de QR code, et vous aurez l’heure exacte…

http://www.qrplanet.com/clock/

S’il te plait, dessine moi un QR Code!

Et oui, même le Petit Prince succombe aux charmes du QR Code!

Le graphisme (superbe, mais un peu trop difficile à “lire” à mon avis) ci-dessous va se retrouver sur différents produits “Petit Prince”, afin d’accéder à la page Facebook du Petit Prince.

Plus tard, le code devrait conduire directement à un site dédié.

L’annonce officielle : http://www.lepetitprince.com/2011/03/guettez-le-qr-code-du-petit-prince/

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