Codes-barres 2D. A quoi ça sert, comment ça marche?

On commence à parler beaucoup des codes 2D, mais à quoi servent-ils? Et comment s’y retrouver?

Les codes barres 2D sont ces symboles, souvent carrés, que l’on voit imprimés sur des publicités, des magazines, des catalogues…

qrcodeExemple de code appelé QR code

qrcodeExemple de code appelé Datamatrix

On les appelle codes-barres 2D, ou bidimensionnels, car contrairement à un code-barres classique qui s’étend le long d’une seule ligne (une dimension), ils occupent une surface (deux dimensions).

Chaque point noir ou blanc d’un tel code est l’équivalent d’une barre noire ou blanche d’un code barres que l’on trouve sur les emballages de produits et qui sont lus aux caisses de supermarché. Un code 2D peut donc contenir beaucoup plus d’information qu’un code « 1D ». Ainsi, le code « datamatrix » ci-dessus contient 484 points noirs ou blancs. Si on voulait faire tenir la même information dans un code-barres classique, il devrait mesurer environ 24cm de long!

Il existe de nombreuses sortes différentes de codes 2D, les deux plus fréquemment utilisées en France étant le QRcode et le Datamatrix (ci dessus). Ces deux codes sont utilisés par l’AFMM, Association Française du Marketing Mobile, sous la marque Flashcode. Je vous expliquerai dans un prochain post comment l’AFMM, et donc les opérateurs téléphoniques Orange, Bouygues et SFR qui ont créé cette association, utilisent ces codes.

Le but de ces codes 2D est de permettre d’accéder à une page Internet sur son mobile sans avoir à saisir l’adresse de cette page. Pour celà, il suffit d’utiliser une app compatible avec le code, et de prendre en photo le code à l’aide de son téléphone mobile. L’app reconnait le code, et connecte le téléphone directement à la page Internet associée.

Par exemple, les deux codes ci-dessus, lus avec n’importe quelle app qui reconnait un QRcode ou un Datamatrix, permettent d’accéder directement à ce blog.

Les QR codes (Quick Response Codes) sont les codes 2D les plus répandus dans le monde. Ils sont massivement utilisés depuis des années en Asie, particulièrement au Japon, et leur usage se répand très rapidement en Europe et aux Etats Unis.
Il existe un grand nombre de logiciels permettant de les générer, et un grand nombre d’apps permettant de les lire. En général, une app reconnaitra un QRcode quel que soit le logiciel ayant permis de le générer. On parle d’interopérabilité, ou de compatibilité. Il y a cependant des exceptions : certains systèmes ne respectent pas les standards, et ont développé des solutions propriétaires, interdisant de fait l’interopérabilité, ce qui rend leur intérêt très limité. Je les mentionnerai dans un post ultérieur.

Les datamatrix sont en général moins répandus dans le grand public, étant surtout utilisés dans l’industrie, pour la traçabilité de produits. La France représente cependant une exception, puisque les datamatrix ont longtemps été le seul code 2D utilisé par les opérateurs téléphoniques français, sous la désignation « Flashcode ». Ils devraient cependant progressivement céder la place aux QR codes, l’AFMM ayant très récemment décidé de standardiser le QR code dans un soucis de compatibilité avec les lecteurs présents sur les téléphones des touristes étrangers (une excellente initiative!). Elle continuera cependant à les appeler des « flashcodes » afin de capitaliser sur cette marque sur laquelle elle a beaucoup investi ces dernières années.

En synthèse, donc, les codes 2D permettent d’accéder à un contenu internet sans avoir à en saisir l’adresse, sous réserve que l’on dispose d’un téléphone mobile équipé d’une caméra, et de l’app appropriée pour les lire.
Après avoir utilisé son propre standard, la France, à l’image du Minitel cédant sa place à Internet, a décidé d’adopter le standard international QR code.

Bonjour à tous!

Qui suis-je, et pourquoi ce blog?

Cela fait dix ans maintenant que je navigue dans le monde passionnant de l’accès à Internet à partir de documents imprimés.

J’ai créé ma première société « print-to-web » en 2001, époque où lon ne parlait même pas encore des téléphones mobiles!

L’objectif était de connecter les catalogues professionnels aux sites Internet des fournisseurs au moyen de codes datamatrix et de lecteurs connectés au PC! La préhistoire…
Nous avons eu de belles réussites en France, en Italie et en Allemagne.

Et en 2005, le projet dont je suis le plus fier : Larousse nous a choisi pour fournir la technologie qui a rendu interactive son encyclopédie illustrée! 12 000 codes barres 2D, un lecteur sans fil designé par Philippe Stark, une grande aventure…!

Puis l’appel de l’Amérique… Une implantation aux Etats Unis en 2008, la création d’une plateforme complète à destination des magazines, et le développement de la première application iPhone de lecture d’URLs (le complément naturel à la lecture des codes 2D).

Aujourd’hui, plus de doutes possibles : Si l’Asie, et en particulier le Japon, a été précurseur du domaine, en Europe et aux Etats Unis les moyens d’accès à Internet à partir du papier (codes 2D, réalité augmentée, reconnaissance d’image…) se développent très rapidement.

J’ai donc décidé de mettre mes dix ans d’expérience et d’expériences, positives et négatives, au service de ceux qui veulent se lancer dans l’interactivité du papier. Que la conversation commence!

Ces technologies vous intéressent? Venez nous rendre visite : http://augmentedmedia.com !