La réalité augmentée au service de l’apprentissage des risques domestiques.

La société d’assurances Allianz teste  à Budapest un concept certainement très efficace pour sensibiliser le public, et particulièrement les enfants, aux risques domestiques : une « maison hantée ». Hantée, en l’occurrence, par les risques d’accidents domestiques.

Le principe de l’expérience est très simple : le visiteur parcourt une maison réelle reconstituée, et observe les différents lieux de la maison à travers une tablette. A une dizaine d’endroits, un risque domestique se manifeste en incrustation. Même si certains « risques » choisis me semblent assez étonnants, voir énigmatiques, l’efficacité de l’aspect éducatif est incontestable, surtout envers les enfants.

Une expérience à généraliser, à mon avis, et à étendre à d’autres types de risques du quotidien. Et un excellent exemple d’application de la réalité augmentée au monde de l’éducation au sens large, qui sera probablement l’un des plus importants utilisateurs de ces technologies dans un bref avenir.

Pour plus d’informations sur la Réalité Augmentée, ou une aide à la mise en oeuvre d’un projet : http://augmentedmedia.com

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7 conseils pour une campagne QR-code / Flashcode réussie

Les codes 2D se répandent de plus en plus, tant dans les publicités que dans les services urbains ou culturels, et passée la période de découverte, ils prennent progressivement, dans nos habitudes, leur place de moyen d’accès simple et efficace au web mobile .
Et même si la proportion de mobinautes qui les utilisent régulièrement est encore faible, il me semblerait contre-productif de ne pas en intégrer dans n’importe quel document imprimé, publicitaire, commercial ou technique. Sous réserve, évidemment, de disposer du contenu adéquat en ligne!

Ceci étant dit, comment optimiser leur usage, pour maximiser leur effet? Je vous propose une short-list de 7 bonnes pratiques qui, si elles ne garantiront jamais le succès d’une opération, permettront au moins d’en limiter les risques d’échec…

N°1 : Donnez envie.
Le Code, quel qu’il soit, ne servira à rien si il n’est pas associé à une « promesse » qui donne envie de l’utiliser. En d’autres termes, pourquoi prendrait on la peine de sortir son smartphone, de lancer une app (ou pire, de l’installer), et de viser un code, si on n’a pas une excellente raison de le faire? Cela peut sembler évident, mais c’est loin d’être le cas. Beaucoup des tentatives que j’ai observées n’ont obtenu que des résultats décevants de ce fait. Et regarder une vidéo associée à une publicité imprimée, par exemple, est rarement une invitation suffisamment attractive… En revanche, les remises ou bons de réduction et les offres spéciales en général sont efficaces.

N°2 : Ne vous trompez pas de code.
Il existe plusieurs formats de codes 2D, et ils sont loin de se valoir. J’ai déjà abondamment abordé le sujet dans mes précédents posts, je ne vais donc pas le redévelopper ici. Mon conseil : optez pour le QR code, gratuit et universellement reconnu.

N°3 : Pour l’aspect du code, faites simple.
Votre objectif doit être que le code soit identifié par l’utilisateur et lisible par son smartphone le plus simplement et rapidement possible. Sachant qu’il existe des dizaines d’apps de lecture de codes 2D , de qualités très inégales, préférez donc un QR code aussi basique que possible. Même si, dans certains cas, un habillage du code peut être esthétiquement réussi, il a souvent tendance à « camoufler » le code, ou à en rendre le décodage plus difficile. Rappelez vous, ce n’est pas l’esthétique du code qui fait la réussite d’une opération, mais l’envie qu’ont les gens de l’utiliser. Et dans ce cas, l’esthétique n’a aucune importance.

N°4 : Adaptez la taille du code aux conditions de lecture.
Mettez vous à la place de l’utilisateur potentiel, et imaginez vous devoir lire votre code. Vu depuis l’écran de votre smartphone, il devrait représenter au minimum une taille équivalente à celle d’un code de 2cm de coté environ, lu à environ 20 à 30 cm de distance. Ce qui signifie, pour une publicité murale pouvant être vue à 10m de distance, un code de 65 cm de coté!

N°5 : Privilégiez un code direct à un code avec indirection.
Ce point peut sembler un peu technique, mais il est important. Un code direct contient une URL qui va être reconnue et interprétée par n’importe quel lecteur de code, et emmener l’utilisateur (directement ou indirectement) vers votre page web. Un code avec indirection ne contient pas une URL complète, mais une suite de lettres et de chiffres qu’une application de lecture particulière va communiquer à un serveur internet. Ce code ne va donc être reconnu QUE par un lecteur spécifique, et pas par les autres. Cette caractéristique limite donc beaucoup l’efficacité de l’opération.

N°6 : ne pas hésiter à raccourcir l’URL de destination.
Plus votre URL est longue, plus le code obtenu sera gros, ce qui n’a évidemment aucun intérêt. N’hésitez pas à utiliser un raccourciceur d’URL pour transformer votre URL en une autre, beaucoup plus courte. Puis générez votre code avec l’URL raccourcie ainsi obtenue, il sera plus petit. Bonus : certains raccourciceurs d’URLs intègrent la possibilité de consulter les statistiques d’utilisations de l’URL courte générée ce qui, pour des opérations promotionnelles ou commerciales, peut présenter un intérêt évident. Le plus connu de ces services est bit.ly.

N°7 : si vous voulez faire changer la destination de votre code 2D au fil du temps, optez pour un raccourciceur avec lequel vous pouvez changer l’URL. Beaucoup proposent cette option, mais la plupart sont payants. Personnellement, j’utilise tiny.cc, qui a le double mérite d’être très simple à utiliser, et gratuit!

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QR codes, Flashcodes. Mode direct, indirect, ou redirect?

Voila une question que toute personne ou société souhaitant mettre en oeuvre un code 2D, qu’il soit Flashcode, QR code, MS Tag ou autre, doit se poser, même si elle peut paraitre un peu technique à première vue.

Il existe en effet trois approches différentes :

  • Enregistrer dans le code 2D l’URL complète de la page à accéder. C’est le mode direct.
  • Enregistrer dans le code une URL raccourcie. C’est le mode redirect.
  • Utiliser un code contenant juste une suite de chiffres et de lettres, qui vont être envoyés à un serveur internet, qui retournera l’URL en conséquence. C’est le mode indirect.

Ce choix, qui peut sembler seulement technologique, a en fait une importance considérable.

Détaillons tout d’abord ce que sont les modes direct et redirect.

Imaginons que vous souhaitiez créer un code 2D qui conduise l’utilisateur vers la page :

https://augmentedmedia.net/2011/06/22/qr-codes-et-commerce-mobile-une-initiative-tres-performante-en-coree/

Vous pouvez facilement créer, sur un générateur de QR code, le code contenant cette URL en entier. L’URL étant longue, ce QR code sera gros, mais il sera directement lisible par n’importe quel lecteur. C’est le mode direct :

Pour des raisons de mise en page, vous pouvez souhaiter utiliser un code plus petit. La solution consiste alors à raccourcir l’URL de destination au moyen d’un raccourciceur d’URL (services Internet gratuits), puis de créer un code à partir de cette URL raccourcie. Le code sera alors beaucoup plus petit. Par exemple, l’URL ci-dessus, raccourcie à l’aide du service bit.ly, devient : http://bit.ly/n09P1e Et le code est alors :

Ce qui est quand même incontestablement plus petit!
Ce code sera également lisible par n’importe quel lecteur de QR code.C’est le mode redirect.

La troisième manière de procéder est complètement différente. Il ne s’agit plus d’enregistrer directement une URL dans le code, mais d’enregistrer l’URL sur le serveur d’un fournisseur, qui fournira en retour un code 2D. Ce code 2D ne contiendra qu’une suite de chiffres et de lettres sans rapport avec l’URL.
Pour accéder à la page web lorsqu’on scanne le code 2D avec un téléphone, il faudra donc que cette suite de chiffres et de lettres soit envoyée au serveur du fournisseur, qui en retour renverra l’URL. C’est le mode indirect.
Ce modèle présente un gros défaut : il oblige l’utilisateur à utiliser l’app du fournisseur, et seulement celle-ci, pour lire un code. En effet, toute autre app de lecture de QR code (et en particulier les plus répandues dans le public), ne décoderont que la suite de chiffres et de lettres, et ne sauront pas quoi en faire. Ce mode, évidemment très intéressant pour le fournisseur du service (toutes les connexions passent par lui), est donc à mon avis à proscrire!

Souvent, l’argument pour le mode indirect est celui des statistiques. Puisque toutes les connexions passent par un serveur intermédiaire, il est effectivement facile d’obtenir une grande variété de statistiques d’utilisation. Mais c’est un argument contestable : les raccourcisseurs d’URL « professionnels » proposent souvent ce type de prestation également, moyennant un paiement raisonnable, sans le problème d’être contraint à l’utilisation d’une app propriétaire. Et même en mode direct, il est facile d’intégrer dans l’URL cible un paramètre supplémentaire qui permettra d’identifier spécifiquement les statistiques associées.
(Merci à Pascal C. @eQRoeil pour sa contribution à cet article)

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Une brève histoire de la réalité augmentée

La réalité augmentée est loin d’être une technologie récente, mais qui aurait cru qu’elle avait déjà plus de 40 ans!?

La première machine de réalité augmentée

C’est en effet en 1968 qu’Ivan Sutherland crée la première machine de réalité augmentée. Evidemment limitée par les technologies de l’époque, elle permet cependant six degrés de liberté, et met en oeuvre un casque à vision transparente.

A cette époque, le terme « réalité augmentée » n’existait même pas encore, puisqu’il a fallu attendre 1992 pour qu’il soit proposé par Tom Caudell et David Mizell, avant que sa définition précise, qui fait encore aujourd’hui référence, soit exposée par Paul Milgram et Fumio Kishino en 1994.

Le continuum de Milgram

En effet, leurs travaux ont défini précisément les limites des différentes sous-parties de la « réalité mixte », depuis la pure réalité jusqu’à la pure virtualité, en passant par la virtualité augmentée et, bien sûr, la réalité augmentée.

ARToolkit

Un pas important a été franchi en 1996, avec l’introduction par Jun Rekimoto des marqueurs 2D, permettant la visualisation d’objets virtuels avec six degrés de liberté. Cette technologie sera largement diffusée trois ans plus tard par Hirokazu Kato et Mark Billinghurst, au travers de leur plateforme de développement en « logiciel libre » AR Toolkit, et sert encore aujourd’hui de base à de nombreuses réalisations de réalité augmentée, telle la version utilisable à la maison des « animaux du futur » du Futuroscope de Poitiers.

Première réalité augmentée en extérieur

C’est en 1997 qu’a été présentée la première application de réalité augmentée en extérieur, préfigurant les applications actuelles sur smartphone, du type Layar… avec un ordinateur dans un sac à dos!

Mozzies, ou comment chasser les moustiques dans son environnement

Mais la réalité augmentée telle que nous la connaissons aujourd’hui, sur nos téléphones mobiles, est réellement apparue en 2003, avec le jeu de chasse aux moustiques « Mozzies » sur téléphone mobile Siemens.

Publicité pour un zoo néo-zélandais

Ne restait ensuite plus qu’à la publicité à s’accaparer cette technologie, ce qui fut fait pour la première fois en 2007 en nouvelle Zélande, pour faire la promotion d’un zoo.

Après 40 ans de maturation et de développements, la technologie sortait des laboratoires pour commencer à vraiment toucher le grand public.

Cette histoire, enrichie d’autres étapes, peut être retrouvée dans l’excellente étude (en anglais), réalisée par le Christian Doppler Laboratory for Handheld Augmented Reality, consultable à cette adresse.

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Le NFC va-t-il remplacer les QR codes (deuxième partie)

Après cette introduction sur ce que sont les NFC, quelles conclusions (qui, à la vitesse à laquelle tout ce paysage évolue, ne seront que provisoires…) peut on tirer?
La technologie NFC a-t-elle de l’avenir? Et doit-elle être considérée comme un concurrent direct des codes 2D? La réponse à la première question est indiscutablement « oui ». Celle concernant la deuxième est « oui et non ».

Lorsqu’on connaît les enjeux du NFC tels que les géants technologiques et bancaires les perçoivent, il ne fait aucun doute que des moyens gigantesques vont être alloués à sa diffusion massive. Transformer n’importe quel téléphone mobile en un terminal de paiement est pour eux une motivation suffisante. Ajouter à cela le fait qu’on pourra géolocaliser les achats effectués, et cibler géographiquement des publicités en rapport avec les achats est le rêve absolu de Google et Apple, entre autres.

Pour donner une idée de la dynamique en cours, je laisse de coté le Japon, où cette technologie est déjà un standard. Comme souvent, le vent soufflera pour nous plutôt en provenance des Etats-Unis. Et il commence à souffler fort…

  • Novembre 2010,annonce par Google qu’Android supportera par défaut les applications NFC;
  • Au même moment, annonce d’une joint-venture ATT-Verizon-TMobile (les trois plus gros opérateurs US) pour développer un système de commerce mobile basé sur le NFC.
  • En décembre, Google et Samsung sortent le Nexus S, compatible NFC.
  • En Janvier on voit apparaître les premières apps Android utilisant cette technologie.
  • A la même date, Google propose des étiquettes NFC dans son service Google Places, qui utilisait des QR codes jusqu’alors, pour finalement abandonner complètement les QR codes trois mois plus tard.
  • Aujourd’hui, les grands services de crédit – Visa, American Express et Mastercard – investissent dans ce secteur, et Mastercard vient même d’annoncer un partenariat avec Google.
  • Dans un (proche?) avenir, Blackberry et Nokia devraient eux aussi sortir leurs mobiles compatibles NFC. Quant à Apple, les rumeurs sont, comme toujours, nombreuses et contradictoires… La dernière en date étant que l’iPhone 5 n’en serait probablement pas équipé…

Que déduire de tout ça? Que le mouvement est amorcé. Mais qu’il ne fait que commencer, et qu’il est encore très loin d’être un standard dans le grand public.
Voilà donc pour l’avenir. Maintenant abordons la question de l’aspect « concurrence ».

NFC et QR codes ne sont réellement potentiellement concurrents que dans les domaines de l’affichage publicitaire de proximité (vitrines, lieux de vente, couloirs de métro, etc…) et du packaging, puisque les QR codes ne sont pas pertinents comme moyens de paiement, et que le NFC n’est adapté ni au monde de l’édition, ni à l’affichage publicitaire de rue, deux domaines d’excellence des codes 2D.

En effet, bien que leur coût de revient soit faible (20 à 30 cents l’étiquette), et va probablement encore baisser, il reste beaucoup trop élevé pour être utilisé dans l’édition (magazines, journaux, livres, etc…). Cinq étiquettes dans un magazine en doubleraient le coût de production!

Concernant la publicité, c’est la nature même du NFC qui l’exclut : on ne va jamais monter sur une échelle pour interagir avec une affiche 4×3! Alors que l’intérêt d’un QR est évident.

L’approche QRcode + NFC de BlueLite

Pour les domaines où l’on peut indifféremment utiliser l’un ou l’autre, la facilité d’usage et le coût de revient seront déterminants. Et je ne suis pas certain (mais je comprends qu’on puisse penser l’inverse) que le confort d’utilisation justifie, dans beaucoup de cas, le surcoût. Quand on constate la rapidité de décodage d’un QR code par l’app i-nigma, la supériorité d’une étiquette NFC est toute relative…

Enfin, dans tous les cas, le parc de téléphones compatibles NFC ne sera significatif que dans 2 à 3 ans au mieux.

En synthèse, mon sentiment est donc qu’en dehors de l’aspect « paiement sécurisé (?) », le NFC est encore loin de faire de l’ombre aux codes 2D, qui restent pour longtemps le plus efficace moyen de faire communiquer le monde réel et le monde digital.

Et pour ceux qui veulent absolument créer le buzz en étant précurseurs dans le NFC publicitaire, la meilleure solution est peut être l’approche hybride adoptée par Reach Media Group pour ses affiches communicantes!

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Le NFC va-t-il remplacer les QR codes?

Affiche NFC Google Places

C’est un débat qui agite le web depuis quelques temps déjà, mais qui a pris une nouvelle ampleur depuis que Google a annoncé qu’il abandonnait les QR codes dans son service Google Places, et a commencé à délivrer des affiches intégrant des étiquettes NFC dans une dizaines de villes américaines. Beaucoup y ont vu la mort prochaine et inévitable des QR codes. Que faut il en penser?

Tout d’abord, un bref rappel de ce qu’est la technologie NFC (acronyme de Near Field Communication, c’est à dire Communication en Champ Proche, plus souvent désignée en français sous le terme Communication sans contact).
NFC est une technologie de communication à courte distance, sans contact, entre deux « objets », par exemple une carte et un terminal de paiement, un téléphone et un terminal de paiement, une affiche publicitaire et un téléphone, etc…
Cette technologie est un sous-ensemble d’une technologie plus vaste, largement utilisée dans l’industrie : le RFID.

Le principe en est simple. Un objet compatible NFC contient une « signature » qui lui est propre, et est capable de communiquer cette signature à un autre objet compatible NFC, à condition que celui-ci soit suffisamment près (moins de 10 à 15 cm).
Cette signature va être interprétée par le deuxième objet pour déclencher une action – payer un achat, ouvrir une vidéo, etc…

Il y a deux sortes d’objets NFC :

  1. les objets actifs. Ils contiennent un émetteur capable d’envoyer une onde NFC. Pour cela, ils ont besoin d’une source d’énergie, par exemple une batterie. Par exemple, un téléphone mobile compatible NFC entre dans cette catégorie.
  2. les objets passifs. A réception d’une onde émise par un objet actif, ils renvoient une onde contenant leur « signature ». Ils n’ont pas besoin de source d’énergie. Par exemple, les étiquettes NFC entrent dans cette catégorie.

Deux objets passifs ne peuvent pas échanger d’information entre eux.
Deux objets actifs, au contraire, peuvent le faire sans problème.

Cette vidéo d’un prototype de lecteur NFC utilisant un iPhone est une bonne illustration du fonctionnement. L’iPhone est l’objet actif, les jouets contiennent chacun une étiquette NFC passive. Comme les iPhone actuels ne sont pas encore équipés en NFC, cette démonstration utilise un composant supplémentaire. Cependant, le prochain iPhone devrait être compatible NFC, comme l’est aujourd’hui le Nexus S, et ne nécessitera donc aucun périphérique complémentaire pour interagir.

Quels peuvent donc être les principaux usages du NFC pour le grand public?

L’application qui excite le plus l’industrie est le paiement à partir d’un téléphone mobile. En effet, il suffirait d’approcher son téléphone d’une borne de paiement NFC pour payer un achat. Le téléphone mobile deviendrait ainsi un porte-monnaie électronique sécurisé. Lorsque les PC seront également compatibles NFC, on peut même imaginer payer un achat en ligne en approchant son téléphone de son PC!
Google, Apple, Amazon, Microsoft, Paypal, pour ne citer qu’eux,travaillent activement sur le sujet.
Au Japon, cette solution est déjà utilisée massivement depuis des années, sous le nom de FeliCa.
Une variante de cet usage permet d’utiliser son téléphone pour payer les transports en commun, comme, par exemple et à titre expérimental, à Nice.

Un autre champ d’application prometteur est la publicité, et particulièrement la publicité géolocalisée. Les affiches vont progressivement être équipées d’étiquettes NFC. En approchant son téléphone d’une affiche, on pourra accéder à de l’information complémentaire, réserver un spectacle… Et si ce service est associé à une géolocalisation, les informations pourront être adaptées au lieu. Google et Apple semblent particulièrement actifs dans ce domaine.

Par ailleurs, les terminaux NFC pouvant communiquer entre eux, on pourra facilement, par exemple, transmettre sa carte de visite électronique, juste en approchant deux téléphones.

On le voit, certains de ces usages peuvent également être obtenus en utilisant un QR code (affiche communicante, transfert de carte de visite), d’autres sont propres au NFC (paiement). Que faut-il donc en penser? Le QR code est il déjà mort? Doit on immédiatement intégrer le NFC dans ses campagnes de communication?
Je vous exposerai mon avis sur le sujet dans le prochain post.

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QR codes, MS Tags: Microsoft et 3G Vision publient leurs statistiques. Deux visions d’une même croissance.

Microsoft et 3G Vision, l’éditeur du populaire lecteur i-nigma ont donc publié simultanément leurs statistiques pour le premier trimestre 2011 : Microsoft pour son code MS Tag, et 3G Vision pour les QR codes.

Que nous indiquent les chiffres?

3G vision, qui mesure le nombre de codes lus par son application, constate une croissance de 62% au premier trimestre 2011 par rapport au quatrième trimestre 2010. Et la progression est de 350% si on compare T1 2011 avec T1 2010!
La croissance de l’usage aux Etats-Unis est particulièrement impressionnante : +180% en un mois, +630% sur un an!

Croissance de l'utilisation des QR codes mesurée par 3G Vision.

De son coté, Microsoft annonce une croissance de 50% de l’usage par rapport au mois le plus fort précédent ( pas forcément février, d’ailleurs). Sur le premier trimestre 2011, la croissance de l’usage est de 100%, celle du nombre d’utilisateurs de 150%.
Enfin Microsoft publie une donnée qu’évidemment 3G Vision ne peut posséder concernant les QR codes, qui est le nombre de MS Tags imprimés : 3 milliards sur six mois.

Que nous indiquent ces chiffres?

Commençons par le moins signifiant : le nombre de MS Tags imprimés. Les Tags Microsoft sont principalement présents dans le monde des journaux et des magazines aux USA. C’est, par exemple, la technologie privilégiée par le groupe Condé Nast, ou par USA Today, le plus gros tirage quotidien américain. Cette présence fait naturellement exploser le nombre d’impressions. Ainsi, USA Today tire à environ 2 millions d’exemplaires par jour. En considérant une moyenne de 5 codes par édition, on arrive sur ce seul titre à près d’un milliard d’impressions en un trimestre!

En revanche, le taux de croissance de l’usage est plus signifiant, car à quoi servirait de toutes façon une présence massive de codes si les données mesurées montraient que personne ne les utilise? Et là, la tendance est indiscutable : l’usage est en développement exponentiel! Pour les QR codes, et quel que soit le niveau de départ, un quadruplement sur un an, en progression constante et même accélérée, est le signe d’une technologie en phase d’adoption.
Et les données concernant les codes Microsoft indiquent une tendance identique.

Par ailleurs, ces données sont en phase avec la tendance présentée par Scanbuy dans son le rapport d’usage détaillé ( téléchargeable au format PDF à partir de cette page ), qui faisait déjà état d’une croissance de 1600% en 2010!

Croissance de l'usage des codes mesurée par Scanbuy

S’il est certain que les codes 2D ne sont pas encore entrés dans le quotidien des mobinautes, ils en prennent donc indiscutablement le chemin! Et, encore une fois, la décision de Google de ne plus les promouvoir au travers de son service Places ne changera rien à la tendance.