Wonderbook : Book of Spells, QR1Book, Le Code d’Esther : le livre augmenté fait l’actualité.

Hasard des calendriers de l’édition ou conséquence naturelle d’une évolution inévitable? Trois livres augmentés sortent presque simultanément et, à des degrés divers, créent le buzz. Certains annoncent déjà une renaissance de l’imprimé qui aurait enfin effectué sa révolution numérique, d’autre n’y voient que l’ultime sursaut d’une industrie agonisante, un baroud d’honneur perdu d’avance. Que peut-on donc en penser?

Book of Spells - Le livre des Sorts. JK Rowlings, Sony PS3Dans l’ordre de bruit médiatique décroissant, honneur à Harry Potter et son monde fantastique revisité par la Réalité Augmentée : Wonderbook, Book of Spells n’est certainement pas le premier livre à tirer parti de l’interactivité et de la magie apportées par la réalité augmentée au monde de l’imprimé, mais c’est assurément celui qui en tire le plus grand bénéfice médiatique. Sur le web comme sur les canaux d’information traditionnels, il n’y en a en ce moment que pour ce livre « magique », portail imprimé vers des animations qui plongeront le lecteur, par l’intermédiaire de sa Sony PS3, dans l’univers de JK Rowling. La cible étant les 6 – 10 ans, le pari semble réussi : armés de leur « baguette magique », les enfants entreront naturellement et avec émerveillement dans cet univers qu’ils connaissent bien. Et leurs parents avec, probablement… Le livre venant d’être diffusé, il est encore trop tôt pour en mesurer les impacts, mais au vu du buzz généré, l’opération est certainement déjà un succès pour l’éditeur. Une nouvelle fois, il n’est d’ailleurs pas forcément nécessaire d’être le premier pour donner l’impression qu’on l’est : Nathan par exemple, avec ses livres DOKEO, a depuis longtemps exploité cette technologie, sans malheureusement bénéficier de l’effet qu’Harry Potter et Sony apportent à Wonderbook.

Livre augmenté - QR codesA l’autre bout de la chaine de l’édition, c’est à dire dans l’anonymat quasi absolu, deux livres viennent d’être édités, exploitant pour leur part la technologie du QR code, chacun à leur manière.

Le Code d’Esther, d’abord. Là aussi, ce n’est pas le tout premier livre à intégrer des QR codes pour créer des ponts entre l’imprimé et le numérique puisque, par exemple, Larousse l’avait fait à sa manière pour son Encyclopédie Illustrée en… 2006! Et là où cette encyclopédie contenait 12 000 codes pour autant de superbes contenus numériques, Le Code d’Esther en contient moins d’une dizaine… Une différence de taille cependant : si l’Encyclopédie Larousse nécessitait l’usage d’un lecteur spécifique pour ses codes, le QR code est aujourd’hui utilisable avec n’importe quel smartphone.
Ceci étant dit, dans le cadre de ce roman, l’usage des QR codes est parfaitement justifié. En effet, il s’agit d’un récit dans l’esprit du Da Vinci Code, établissant des ponts entre des textes bibliques et des évènements réels de notre histoire contemporaine, et le fait de pouvoir accéder, en illustration du texte, à des archives historiques apporte une véritable valeur au document. C’est probablement une tendance qui ne va que s’amplifier dans les mois à venir, le livre imprimé s’enrichissant parfaitement de contenus numériques.

Livre et QR codesL’autre expérience réunissant livre et QR codes est plus étonnante, et probablement plus difficile à populariser : il s’agit de l’expérience QR1Book.
En effet, la démarche est ici beaucoup plus radicale : le livre est constitué entièrement de QR codes, et ne se lit donc que sur écran, ce qui permet d’en actualiser le contenu à volonté, puisque rien n’est imprimé de manière figée. Si l’initiative est originale et peut se justifier en tant que démarche artistique, je doute cependant qu’elle soit le signe annonciateur d’une tendance du marché… En effet, quel est le véritable intérêt d’un livre imprimé dont tout le contenu est en ligne? N’est-il pas plus naturel et facile de le consulter directement en ligne puisque sa lecture s’en fera, de toutes façons, à l’écran…?

Ainsi, l’actualité nous offre donc trois exemples très différents de la complémentarité imprimé / numérique qui, elle, est indiscutable. Comme dans le cas des autres médias, le QR code sera préféré pour un accès rapide à des contenus complémentaires, facilement et immédiatement consultables sur son smartphone, et la réalité augmentée, plus lourde dans sa mise en œuvre, permettra d’apporter à l’expérience de lecture une véritable dimension supplémentaire, magique et ludique.

 

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QR codes vs Réalité Augmentée : quelle solution privilégier pour rendre interactif une publicité, un emballage, un catalogue imprimé…?

Cette question n’avait pas beaucoup de sens il y a encore un an, quand le QR code se démocratisait rapidement tandis que la réalité augmentée restait limitée à quelques timides expériences assez confidentielles.

Mais ces derniers mois, l’intérêt pour la réalité augmentée a considérablement progressé dans les médias, principalement grâce à l’annonce par Google de Project Glass, leurs futures (et futuristes!) lunettes à réalité augmentée.
Concernant le monde de l’imprimé (catalogues, magazines, prospectus, publicités de rue, voire même livres…), la réalité augmentée est elle donc en concurrence directe avec les QR codes? Quels sont les forces et faiblesses respectives de ces technologies? Et comment choisir?

Tout d’abord, un rapide rappel des fondamentaux de ces deux approches s’impose (pour plus de détails et d’exemples, voire n’importe lequel des autres articles de ce blog, qui y sont tous consacrés!) :

Les QR codes sont de simples symboles imprimés qui permettent, lorsqu’ils sont lus par la caméra d’un smartphone équipé d’une app de lecture appropriée, de se connecter directement à une page Internet déterminée. Les apps de lecture sont très nombreuses, et permettent toutes de décoder les QR codes. Cette technologie est aujourd’hui largement répandue, et il est rare de voir une publicité qui n’en contienne pas un.

 La réalité augmentée recouvre un large ensemble de technologies et de solutions, certaines sans aucun rapport avec le monde de l’imprimé. En ce qui concerne les documents imprimés et la proximité avec les QR codes, je mentionnerai seulement les applications qui permettent, en reconnaissant un contenu d’une page imprimée (une photo, par exemple), d’afficher à l’écran d’un smartphone ou d’un PC, par dessus l’image filmée par la caméra, un contenu numérique. Un tel contenu peut être une vidéo, une information, voire même un personnage ou un objet en relief!

Dans les deux cas, il s’agit donc d’apporter un enrichissement numérique à un contenu imprimé. Mais quels sont les avantages et inconvénients principaux de ces deux approches?

L’avantage essentiel du QR code est sa simplicité et son universalité. Il sert à accéder à une page web, dans le navigateur normal du smartphone, toutes les applications de lecture de codes savent le lire, et on en voit partout et de plus en plus. Concrètement, c’est aujourd’hui LE standard de l’accès mobile à Internet depuis un document. En revanche, s’il est pratique, il ne véhicule aucune « magie » ni étonnement. Son aspect visuel est rustique, même si certaines sociétés ou services internet proposent de le personnaliser ou de le colorer, et la page à laquelle on accède est une page Internet tout à fait classique.

 Au contraire, la réalité augmentée présente un aspect plus magique, plus impliquant pour l’utilisateur, car le contenu numérique s’ajoute par dessus le document, qui continue à être visible à l’écran, ce qui rend l’expérience beaucoup plus réaliste. Mais il n’existe aujourd’hui aucune application universelle, ce qui fait que l’utilisateur doit souvent télécharger une app spécifique pour chaque expérience de réalité augmentée.

Ceci étant posé, laquelle de ces deux approches faut-il donc privilégier pour enrichir de contenus numériques une publication imprimée? La réponse a, comme souvent, le mérite d’être assez simple : cela dépend de l’objectif poursuivi!

Soyons clair, si l’objectif est d’inviter à se connecter à une page Internet depuis un smartphone, la réponse est sans équivoque : le QR code est la solution à utiliser. Et ceci même si la page Internet en question est une vidéo. Avoir à télécharger une app spécifique pour voir une vidéo « flotter » au dessus d’un document n’a aucun avantage, et pire, rend souvent l’expérience de visualisation de la vidéo difficile, voire pénible.

  En revanche, si l’objectif poursuivi est de provoquer une effet d’étonnement, ou de favoriser l’implication de l’utilisateur, la réalité augmentée prend alors tout son sens. Et c’est particulièrement vrai pour les publicités et le packaging. En effet, on pourra dans ce cas jouer à faire apparaitre des animations, des personnages, des paysages, des objets… que l’utilisateur pourra observer sous tous les angles, comme s’ils étaient réellement devant lui, voire même avec lesquels il pourra interagir. Et ceci autant depuis un PC que depuis un smartphone, ce qui n’est pas le cas du QR code. Voir une boite de céréales « s’ouvrir » virtuellement et en sortir un personnage de dessin animé, ou survoler une plage de rêve dans un catalogue de voyages est aujourd’hui possible, et très attractif. Tout devient possible, et la force d’implication d’une publicité n’est plus limitée que par l’imagination! En revanche, en l’absence d’un standard de fait, il faudra susciter suffisamment d’intérêt chez l’utilisateur potentiel pour l’inciter à télécharger une app spécifique. Et c’est un élément fondamental à prendre en compte lorsqu’on souhaite tirer parti des formidables potentiels marketing de cette technologie…

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Comment facilement créer un QR code « direct » dont on pourra changer la page Internet de destination?

C’est une question qui revient régulièrement : un QR code pointe vers une page Internet lorsqu’il est lu par un téléphone mobile. Mais est il possible de changer cette page internet de destination (donc l’URL de destination) après la création du QR code (sans changer de QR code, évidemment!)?

Il faut d’abord bien comprendre le fonctionnement d’un QR code. Comme un code-barres du commerce, il permet de transformer une suite de caractères (chiffres ou lettres), en une image (une matrice des carrés blancs ou noirs). Lorsque cette matrice est lue et décodée par une application installée sur un téléphone mobile, la suite de caractère est utilisée par l’application pour lancer une action. Par exemple la suite caractères peut être une adresse Internet (ex : http://www.monsite.com/page1), et l’application va ouvrir cette adresse internet sur le navigateur du téléphone mobile.

En mode direct (pour plus d’information sur les différents modes possibles, lire cet article) cette adresse est directement codée dans le QR code, et il est donc impossible de la changer une fois que le code a été créé (et imprimé). Si la possibilité existe qu’il soit nécessaire de faire évoluer l’adresse de destination après la création du code, il est indispensable de prévoir cette possibilité AVANT de le créer.

Deux solutions simples sont alors envisageables :

  • créer une adresse de destination qui ne soit pas une page Internet réelle, mais une adresse intermédiaire, et lui associer une indirection vers la véritable page de destination. Par exemple, le QR code pointera vers http://www.monsite.com/qrcode1 (adresse intermédiaire), et cette adresse ne servira, dans votre site, qu’à déclencher une redirection vers une deuxième adresse internet : celle de la vraie page de destination (http://www.monsite.com/page1). Ainsi, il suffira de changer cette deuxième adresse pour, sans changer le QR code, changer la destination finale (par exemple vers http://www.monsite.com/page2). Cette opération est simple à réaliser pour un webmaster.
  • Il est également possible de réaliser une telle indirection de manière très simple, sans aucune compétence de programmation, en utilisant un service d’indirection extérieur. L’opération consiste alors à utiliser un service de « raccourcissement d’URL » comme il en existe de nombreux sur internet, en prenant soin d’en choisir un qui vous permette de modifier l’adresse de destination sans changer l’adresse raccourcie.
    Un tel service, qui plus est gratuit, est par exemple fourni par le site http://tiny.cc
    L’opération se résume alors à :
    – créer un compte sur le site de raccourcissement d’URL
    – créer une URL raccourcie pointant vers l’URL de destination. Par exemple, http://www.monsite.com/page1 deviendra http://tiny.cc/12345
    – créer un QR code à partir de l’URL http://tiny.cc/12345
    Pour changer l’URL de destination finale, il suffit de se connecter à son compte sur le site de raccourcissement et de changer l’URL de destination (par exemple, en http://www.monsite.com/page2). C’est tout. C’est très simple, très efficace, et gratuit!

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7 conseils pour une campagne QR-code / Flashcode réussie

Les codes 2D se répandent de plus en plus, tant dans les publicités que dans les services urbains ou culturels, et passée la période de découverte, ils prennent progressivement, dans nos habitudes, leur place de moyen d’accès simple et efficace au web mobile .
Et même si la proportion de mobinautes qui les utilisent régulièrement est encore faible, il me semblerait contre-productif de ne pas en intégrer dans n’importe quel document imprimé, publicitaire, commercial ou technique. Sous réserve, évidemment, de disposer du contenu adéquat en ligne!

Ceci étant dit, comment optimiser leur usage, pour maximiser leur effet? Je vous propose une short-list de 7 bonnes pratiques qui, si elles ne garantiront jamais le succès d’une opération, permettront au moins d’en limiter les risques d’échec…

N°1 : Donnez envie.
Le Code, quel qu’il soit, ne servira à rien si il n’est pas associé à une « promesse » qui donne envie de l’utiliser. En d’autres termes, pourquoi prendrait on la peine de sortir son smartphone, de lancer une app (ou pire, de l’installer), et de viser un code, si on n’a pas une excellente raison de le faire? Cela peut sembler évident, mais c’est loin d’être le cas. Beaucoup des tentatives que j’ai observées n’ont obtenu que des résultats décevants de ce fait. Et regarder une vidéo associée à une publicité imprimée, par exemple, est rarement une invitation suffisamment attractive… En revanche, les remises ou bons de réduction et les offres spéciales en général sont efficaces.

N°2 : Ne vous trompez pas de code.
Il existe plusieurs formats de codes 2D, et ils sont loin de se valoir. J’ai déjà abondamment abordé le sujet dans mes précédents posts, je ne vais donc pas le redévelopper ici. Mon conseil : optez pour le QR code, gratuit et universellement reconnu.

N°3 : Pour l’aspect du code, faites simple.
Votre objectif doit être que le code soit identifié par l’utilisateur et lisible par son smartphone le plus simplement et rapidement possible. Sachant qu’il existe des dizaines d’apps de lecture de codes 2D , de qualités très inégales, préférez donc un QR code aussi basique que possible. Même si, dans certains cas, un habillage du code peut être esthétiquement réussi, il a souvent tendance à « camoufler » le code, ou à en rendre le décodage plus difficile. Rappelez vous, ce n’est pas l’esthétique du code qui fait la réussite d’une opération, mais l’envie qu’ont les gens de l’utiliser. Et dans ce cas, l’esthétique n’a aucune importance.

N°4 : Adaptez la taille du code aux conditions de lecture.
Mettez vous à la place de l’utilisateur potentiel, et imaginez vous devoir lire votre code. Vu depuis l’écran de votre smartphone, il devrait représenter au minimum une taille équivalente à celle d’un code de 2cm de coté environ, lu à environ 20 à 30 cm de distance. Ce qui signifie, pour une publicité murale pouvant être vue à 10m de distance, un code de 65 cm de coté!

N°5 : Privilégiez un code direct à un code avec indirection.
Ce point peut sembler un peu technique, mais il est important. Un code direct contient une URL qui va être reconnue et interprétée par n’importe quel lecteur de code, et emmener l’utilisateur (directement ou indirectement) vers votre page web. Un code avec indirection ne contient pas une URL complète, mais une suite de lettres et de chiffres qu’une application de lecture particulière va communiquer à un serveur internet. Ce code ne va donc être reconnu QUE par un lecteur spécifique, et pas par les autres. Cette caractéristique limite donc beaucoup l’efficacité de l’opération.

N°6 : ne pas hésiter à raccourcir l’URL de destination.
Plus votre URL est longue, plus le code obtenu sera gros, ce qui n’a évidemment aucun intérêt. N’hésitez pas à utiliser un raccourciceur d’URL pour transformer votre URL en une autre, beaucoup plus courte. Puis générez votre code avec l’URL raccourcie ainsi obtenue, il sera plus petit. Bonus : certains raccourciceurs d’URLs intègrent la possibilité de consulter les statistiques d’utilisations de l’URL courte générée ce qui, pour des opérations promotionnelles ou commerciales, peut présenter un intérêt évident. Le plus connu de ces services est bit.ly.

N°7 : si vous voulez faire changer la destination de votre code 2D au fil du temps, optez pour un raccourciceur avec lequel vous pouvez changer l’URL. Beaucoup proposent cette option, mais la plupart sont payants. Personnellement, j’utilise tiny.cc, qui a le double mérite d’être très simple à utiliser, et gratuit!

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QR codes, Flashcodes. Mode direct, indirect, ou redirect?

Voila une question que toute personne ou société souhaitant mettre en oeuvre un code 2D, qu’il soit Flashcode, QR code, MS Tag ou autre, doit se poser, même si elle peut paraitre un peu technique à première vue.

Il existe en effet trois approches différentes :

  • Enregistrer dans le code 2D l’URL complète de la page à accéder. C’est le mode direct.
  • Enregistrer dans le code une URL raccourcie. C’est le mode redirect.
  • Utiliser un code contenant juste une suite de chiffres et de lettres, qui vont être envoyés à un serveur internet, qui retournera l’URL en conséquence. C’est le mode indirect.

Ce choix, qui peut sembler seulement technologique, a en fait une importance considérable.

Détaillons tout d’abord ce que sont les modes direct et redirect.

Imaginons que vous souhaitiez créer un code 2D qui conduise l’utilisateur vers la page :

https://augmentedmedia.net/2011/06/22/qr-codes-et-commerce-mobile-une-initiative-tres-performante-en-coree/

Vous pouvez facilement créer, sur un générateur de QR code, le code contenant cette URL en entier. L’URL étant longue, ce QR code sera gros, mais il sera directement lisible par n’importe quel lecteur. C’est le mode direct :

Pour des raisons de mise en page, vous pouvez souhaiter utiliser un code plus petit. La solution consiste alors à raccourcir l’URL de destination au moyen d’un raccourciceur d’URL (services Internet gratuits), puis de créer un code à partir de cette URL raccourcie. Le code sera alors beaucoup plus petit. Par exemple, l’URL ci-dessus, raccourcie à l’aide du service bit.ly, devient : http://bit.ly/n09P1e Et le code est alors :

Ce qui est quand même incontestablement plus petit!
Ce code sera également lisible par n’importe quel lecteur de QR code.C’est le mode redirect.

La troisième manière de procéder est complètement différente. Il ne s’agit plus d’enregistrer directement une URL dans le code, mais d’enregistrer l’URL sur le serveur d’un fournisseur, qui fournira en retour un code 2D. Ce code 2D ne contiendra qu’une suite de chiffres et de lettres sans rapport avec l’URL.
Pour accéder à la page web lorsqu’on scanne le code 2D avec un téléphone, il faudra donc que cette suite de chiffres et de lettres soit envoyée au serveur du fournisseur, qui en retour renverra l’URL. C’est le mode indirect.
Ce modèle présente un gros défaut : il oblige l’utilisateur à utiliser l’app du fournisseur, et seulement celle-ci, pour lire un code. En effet, toute autre app de lecture de QR code (et en particulier les plus répandues dans le public), ne décoderont que la suite de chiffres et de lettres, et ne sauront pas quoi en faire. Ce mode, évidemment très intéressant pour le fournisseur du service (toutes les connexions passent par lui), est donc à mon avis à proscrire!

Souvent, l’argument pour le mode indirect est celui des statistiques. Puisque toutes les connexions passent par un serveur intermédiaire, il est effectivement facile d’obtenir une grande variété de statistiques d’utilisation. Mais c’est un argument contestable : les raccourcisseurs d’URL « professionnels » proposent souvent ce type de prestation également, moyennant un paiement raisonnable, sans le problème d’être contraint à l’utilisation d’une app propriétaire. Et même en mode direct, il est facile d’intégrer dans l’URL cible un paramètre supplémentaire qui permettra d’identifier spécifiquement les statistiques associées.
(Merci à Pascal C. @eQRoeil pour sa contribution à cet article)

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Les champagnes Pommery font du QR code le pont entre histoire prestigieuse et XXIeme siècle!

QR code sur bouteille de champagne Pommery

Les champagnes Pommery ont annoncé hier l’adoption et l’intégration des Qr codes comme un élément fondamental de leur politique de marque. Pas juste un faire valoir dissimulé dans la contre étiquette, mais de nouvelles « armoiries » de la marque à l’époque du web mobile.

Et même si cette initiative n’est pas totalement nouvelle dans le monde des spiritueux, elle a le mérite considérable d’être la conséquence d’une véritable volonté stratégique, défendue au plus haut niveau de l’entreprise, et d’avoir (de ce fait?) été bien pensée, bien réalisée, et bien communiquée. Et comme on le sait, la technologie est un échec si elle ne s’appuie pas sur ces trois piliers fondamentaux.

Une campagne bien pensée, donc. Pas de réussite sans une définition claire des objectifs. Et dans ce domaine, les éléments essentiels de la réflexion semblent avoir été bien pris en compte en amont de la réalisation.

  • Le pourquoi, d’abord : pour renforcer la proximité des consommateurs avec la marque, selon deux axes, la découverte de l’engagement de la marque dans le domaine du mécénat d’art, et l’explication du Chef de Cave à propos de la bouteille que vous vous aprétez à déguster.
  • Le comment ensuite : un site mobile dédié, simple et efficace, agrémenté de quelques vidéos. J’insiste sur ce point, car il est très important. Le site a été conçu POUR cette opération. Il ne s’est pas agit de mettre un lien vers un site existant, plus ou moins optimisé pour une consultation sur mobile, ce qui fait souvent la faiblesse de ce type d’initiatives.
  • Le quoi enfin : la marque a eu la volonté de déployer directement la technologie sur 4 crus majeurs, représentant des millions de bouteilles! Une preuve s’il en était besoin du caractère stratégique de la démarche, et un gage probable de succès, si tant est que la marque laisse assez de temps à l’initiative pour porter ses fruits (dans ce genre d’opération, on peut raisonnablement penser que plusieurs années seront nécessaires avant que les résultats ne soient réellement significatifs. Mais n’est ce pas le luxe d’une telle Maison que d’avoir le temps avec soi?…)

Une campagne bien réalisée ensuite. Rien de particulièrement innovant ici, mais une justesse des choix technologiques et un soucis du détail et de la qualité conformes à ce qu’on peut attendre d’une telle marque :

  • Le choix du QR code qui, si vous m’avez déjà lu, est le seul choix efficace à mes yeux, du fait de l’universalité de lecture, particulièrement lorsqu’on s’adresse à l’international;
  • Le passage par un shortener d’URL, qui permet de limiter la taille du code tout en restant en mode direct, c’est à dire interprétable par n’importe quel lecteur de QR code;

    QR code Pommery

  • Un design sobre et parfaitement intégré aux codes de la marque;
  • Pas de communication superflue autour du code, qui en noie l’impact visuel. On est sur une bouteille de champagne, pas sur un emballage de barre chocolatée, et ceux qui savent de quoi il s’agit sauront l’utiliser… . Cela risque évidemment d’induire un peu de perte d’utilisateurs potentiels, mais à nouveau, avec le temps, la compréhension de la signification du QR code se répandra dans le public;
  • Un bémol toutefois, sur l’aspect utilisation. L’étiquette utilisée, brillante, renforce la difficulté de lecture déjà induite par la courbure de la bouteille (particulièrement les petites bouteilles). Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est assurément handicapant dans certaines conditions de luminosité.

Une campagne bien communiquée, enfin. Il n’y a rien de pire qu’une innovation qui passe inaperçue. Il semble ici aussi que l’aspect stratégique de la démarche justifie une campagne presse ambitieuse. Il reste maintenant à souhaiter que la presse réponde présent, afin de souligner l’ambition et le courage d’associer de manière aussi forte innovation et tradition…

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Le NFC va-t-il remplacer les QR codes?

Affiche NFC Google Places

C’est un débat qui agite le web depuis quelques temps déjà, mais qui a pris une nouvelle ampleur depuis que Google a annoncé qu’il abandonnait les QR codes dans son service Google Places, et a commencé à délivrer des affiches intégrant des étiquettes NFC dans une dizaines de villes américaines. Beaucoup y ont vu la mort prochaine et inévitable des QR codes. Que faut il en penser?

Tout d’abord, un bref rappel de ce qu’est la technologie NFC (acronyme de Near Field Communication, c’est à dire Communication en Champ Proche, plus souvent désignée en français sous le terme Communication sans contact).
NFC est une technologie de communication à courte distance, sans contact, entre deux « objets », par exemple une carte et un terminal de paiement, un téléphone et un terminal de paiement, une affiche publicitaire et un téléphone, etc…
Cette technologie est un sous-ensemble d’une technologie plus vaste, largement utilisée dans l’industrie : le RFID.

Le principe en est simple. Un objet compatible NFC contient une « signature » qui lui est propre, et est capable de communiquer cette signature à un autre objet compatible NFC, à condition que celui-ci soit suffisamment près (moins de 10 à 15 cm).
Cette signature va être interprétée par le deuxième objet pour déclencher une action – payer un achat, ouvrir une vidéo, etc…

Il y a deux sortes d’objets NFC :

  1. les objets actifs. Ils contiennent un émetteur capable d’envoyer une onde NFC. Pour cela, ils ont besoin d’une source d’énergie, par exemple une batterie. Par exemple, un téléphone mobile compatible NFC entre dans cette catégorie.
  2. les objets passifs. A réception d’une onde émise par un objet actif, ils renvoient une onde contenant leur « signature ». Ils n’ont pas besoin de source d’énergie. Par exemple, les étiquettes NFC entrent dans cette catégorie.

Deux objets passifs ne peuvent pas échanger d’information entre eux.
Deux objets actifs, au contraire, peuvent le faire sans problème.

Cette vidéo d’un prototype de lecteur NFC utilisant un iPhone est une bonne illustration du fonctionnement. L’iPhone est l’objet actif, les jouets contiennent chacun une étiquette NFC passive. Comme les iPhone actuels ne sont pas encore équipés en NFC, cette démonstration utilise un composant supplémentaire. Cependant, le prochain iPhone devrait être compatible NFC, comme l’est aujourd’hui le Nexus S, et ne nécessitera donc aucun périphérique complémentaire pour interagir.

Quels peuvent donc être les principaux usages du NFC pour le grand public?

L’application qui excite le plus l’industrie est le paiement à partir d’un téléphone mobile. En effet, il suffirait d’approcher son téléphone d’une borne de paiement NFC pour payer un achat. Le téléphone mobile deviendrait ainsi un porte-monnaie électronique sécurisé. Lorsque les PC seront également compatibles NFC, on peut même imaginer payer un achat en ligne en approchant son téléphone de son PC!
Google, Apple, Amazon, Microsoft, Paypal, pour ne citer qu’eux,travaillent activement sur le sujet.
Au Japon, cette solution est déjà utilisée massivement depuis des années, sous le nom de FeliCa.
Une variante de cet usage permet d’utiliser son téléphone pour payer les transports en commun, comme, par exemple et à titre expérimental, à Nice.

Un autre champ d’application prometteur est la publicité, et particulièrement la publicité géolocalisée. Les affiches vont progressivement être équipées d’étiquettes NFC. En approchant son téléphone d’une affiche, on pourra accéder à de l’information complémentaire, réserver un spectacle… Et si ce service est associé à une géolocalisation, les informations pourront être adaptées au lieu. Google et Apple semblent particulièrement actifs dans ce domaine.

Par ailleurs, les terminaux NFC pouvant communiquer entre eux, on pourra facilement, par exemple, transmettre sa carte de visite électronique, juste en approchant deux téléphones.

On le voit, certains de ces usages peuvent également être obtenus en utilisant un QR code (affiche communicante, transfert de carte de visite), d’autres sont propres au NFC (paiement). Que faut-il donc en penser? Le QR code est il déjà mort? Doit on immédiatement intégrer le NFC dans ses campagnes de communication?
Je vous exposerai mon avis sur le sujet dans le prochain post.

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