Google Ingress : attention, la réalité augmentée est parmi nous…

Après plusieurs semaines d’annonces mystérieuses dignes de la campagne de lancement d’un film à gros budget, Google vient enfin de dévoiler ce qui se cachait sous le nom de code Niantic : un jeu de réalité augmentée massivement multijoueur, mondial, paranoïaque et apparemment prometteur, baptisé Ingress.

Le monde qui nous entoure n’est pas ce qu’il semble être…

La bande annonce en est alléchante pour peu qu’on soit sensible aux séries réalistico-fantastiques telles que Lost, Warehouse 13, voire même X Files.

Le principe du jeu est simple : une « substance » produite dans les labos du CERN lors des expériences sur le Boson de Higgs (excusez du peu!) permettrait de contrôler les esprits humains. Pour le meilleur ou pour le pire? A chacun de prendre parti. Les optimistes choisiront le camp des illuminés, les méfiants entreront dans la résistance. Chacun devra identifier des manifestations de cette substance dans son environnement réel et, seul ou à plusieurs, prendre possession de territoires qu’il faudra défendre contre la partie adverse.

Contrairement à la plupart des jeux de réalité augmentée actuels, le traitement graphique de la partie RA semble soigné et attractif.

En revanche, cette application n’est actuellement disponible que sur invitation et sous Android.

Une question vient alors à l’esprit : Google, après ses succès majeurs dans Internet puis les smartphones, et qui ne fait rien par hasard, a-t-il maintenant la volonté de devenir un poids lourd du jeu? Pas si sûr.

Ce jeu serait plutôt, à mon avis, à placer dans la perspective de la sortie prochaine de ses lunettes de réalité augmentée « Project Glass », enjeu véritable de sa stratégie.

En effet, jouer à Ingress avec son smartphone ou sa tablette n’est pas très ergonomique, et peut vite vous faire passer pour un « illuminé », même si vous avez pris le parti de la résistance. En revanche, ce jeu devient naturel et discret pour le porteur de lunettes, qui n’a plus à brandir son téléphone devant lui. Cela pourrait donc renforcer considérablement l’intérêt du jeu, et par conséquent son déploiement. Mais, et sans doute surtout, cela donne une valeur immédiate à la possession de lunettes, les jeux étant l’un des moteurs essentiels de déploiement de nouvelles solutions technologiques.

Ainsi, Google se prépare à faire coup double, Ingress et Project Glass étant parfaitement complémentaires l’un de l’autre. Et, tout en testant l’impact des jeux de réalité augmentée, Google se dote à l’avance d’un moteur de déploiement puissant de ses futures lunettes.

Une chose est sûre dans tous les cas : avec Ingress, le monde entre d’un coup dans une nouvelle dimension de sa relation avec la réalité, et ce processus ne fait que commencer…

Pour plus d’informations sur la Réalité Augmentée, ou une aide à la mise en oeuvre d’un projet : http://augmentedmedia.com

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QR codes vs Réalité Augmentée : quelle solution privilégier pour rendre interactif une publicité, un emballage, un catalogue imprimé…?

Cette question n’avait pas beaucoup de sens il y a encore un an, quand le QR code se démocratisait rapidement tandis que la réalité augmentée restait limitée à quelques timides expériences assez confidentielles.

Mais ces derniers mois, l’intérêt pour la réalité augmentée a considérablement progressé dans les médias, principalement grâce à l’annonce par Google de Project Glass, leurs futures (et futuristes!) lunettes à réalité augmentée.
Concernant le monde de l’imprimé (catalogues, magazines, prospectus, publicités de rue, voire même livres…), la réalité augmentée est elle donc en concurrence directe avec les QR codes? Quels sont les forces et faiblesses respectives de ces technologies? Et comment choisir?

Tout d’abord, un rapide rappel des fondamentaux de ces deux approches s’impose (pour plus de détails et d’exemples, voire n’importe lequel des autres articles de ce blog, qui y sont tous consacrés!) :

Les QR codes sont de simples symboles imprimés qui permettent, lorsqu’ils sont lus par la caméra d’un smartphone équipé d’une app de lecture appropriée, de se connecter directement à une page Internet déterminée. Les apps de lecture sont très nombreuses, et permettent toutes de décoder les QR codes. Cette technologie est aujourd’hui largement répandue, et il est rare de voir une publicité qui n’en contienne pas un.

 La réalité augmentée recouvre un large ensemble de technologies et de solutions, certaines sans aucun rapport avec le monde de l’imprimé. En ce qui concerne les documents imprimés et la proximité avec les QR codes, je mentionnerai seulement les applications qui permettent, en reconnaissant un contenu d’une page imprimée (une photo, par exemple), d’afficher à l’écran d’un smartphone ou d’un PC, par dessus l’image filmée par la caméra, un contenu numérique. Un tel contenu peut être une vidéo, une information, voire même un personnage ou un objet en relief!

Dans les deux cas, il s’agit donc d’apporter un enrichissement numérique à un contenu imprimé. Mais quels sont les avantages et inconvénients principaux de ces deux approches?

L’avantage essentiel du QR code est sa simplicité et son universalité. Il sert à accéder à une page web, dans le navigateur normal du smartphone, toutes les applications de lecture de codes savent le lire, et on en voit partout et de plus en plus. Concrètement, c’est aujourd’hui LE standard de l’accès mobile à Internet depuis un document. En revanche, s’il est pratique, il ne véhicule aucune « magie » ni étonnement. Son aspect visuel est rustique, même si certaines sociétés ou services internet proposent de le personnaliser ou de le colorer, et la page à laquelle on accède est une page Internet tout à fait classique.

 Au contraire, la réalité augmentée présente un aspect plus magique, plus impliquant pour l’utilisateur, car le contenu numérique s’ajoute par dessus le document, qui continue à être visible à l’écran, ce qui rend l’expérience beaucoup plus réaliste. Mais il n’existe aujourd’hui aucune application universelle, ce qui fait que l’utilisateur doit souvent télécharger une app spécifique pour chaque expérience de réalité augmentée.

Ceci étant posé, laquelle de ces deux approches faut-il donc privilégier pour enrichir de contenus numériques une publication imprimée? La réponse a, comme souvent, le mérite d’être assez simple : cela dépend de l’objectif poursuivi!

Soyons clair, si l’objectif est d’inviter à se connecter à une page Internet depuis un smartphone, la réponse est sans équivoque : le QR code est la solution à utiliser. Et ceci même si la page Internet en question est une vidéo. Avoir à télécharger une app spécifique pour voir une vidéo « flotter » au dessus d’un document n’a aucun avantage, et pire, rend souvent l’expérience de visualisation de la vidéo difficile, voire pénible.

  En revanche, si l’objectif poursuivi est de provoquer une effet d’étonnement, ou de favoriser l’implication de l’utilisateur, la réalité augmentée prend alors tout son sens. Et c’est particulièrement vrai pour les publicités et le packaging. En effet, on pourra dans ce cas jouer à faire apparaitre des animations, des personnages, des paysages, des objets… que l’utilisateur pourra observer sous tous les angles, comme s’ils étaient réellement devant lui, voire même avec lesquels il pourra interagir. Et ceci autant depuis un PC que depuis un smartphone, ce qui n’est pas le cas du QR code. Voir une boite de céréales « s’ouvrir » virtuellement et en sortir un personnage de dessin animé, ou survoler une plage de rêve dans un catalogue de voyages est aujourd’hui possible, et très attractif. Tout devient possible, et la force d’implication d’une publicité n’est plus limitée que par l’imagination! En revanche, en l’absence d’un standard de fait, il faudra susciter suffisamment d’intérêt chez l’utilisateur potentiel pour l’inciter à télécharger une app spécifique. Et c’est un élément fondamental à prendre en compte lorsqu’on souhaite tirer parti des formidables potentiels marketing de cette technologie…

Pour plus d’informations sur la Réalité Augmentée, ou une aide à la mise en oeuvre d’un projet : http://augmentedmedia.com

Google, Microsoft, Apple, Vuzix… La guerre des lunettes à Réalité Augmentée est déclarée!

Il y a quelques mois, Google a annoncé son projet « Project Glass » et a fait soudain entrer la notion de lunettes à Réalité Augmentée, sinon dans le grand public, au moins dans la grande communauté des technophiles.

La vidéo de démonstration était attrayante même si, de l’aveu de Google, le prototype est encore loin d’atteindre les promesses présentées, et que la disponibilité réelle de l’objet n’est pas prévue avant 2014.

Depuis lors, pas une semaine ne passe sans que les blogs technologiques ne fassent mention d’une nouvelle initiative dans ce domaine.

Des brevets d’Apple faisant référence à des technologies destinées à être utilisées dans des lunettes remontent à la surface…

Comme toujours chez Apple, impossible de savoir si de véritables projets de développement sont engagés, mais à titre personnel, je ne serais pas surpris qu’un prochain iPhone se présente en fait sous la forme d’une paire de lunettes…

…De son côté, Microsoft, dans le cadre de son projet Fortaleza, est en train d’embaucher des spécialistes de l’électronique « portable » et de la vision, et annonce une sortie de ses lunettes à réalité augmentée, d’abord en périphérique de salon pour 2014, puis en version extérieure pour 2015…

Autant la version « salon » semble un prolongement naturel de Kinect, autant la version extérieure parait en concurrence directe avec Project Glass…

D’ailleurs, avant même d’être officiellement annoncées, les lunettes « Windows » inspirent déjà les créatifs, qui imaginent avec beaucoup d’humour ce que pourraient être des lunettes de réalité augmentée fonctionnant sous Windows…


Enfin Vuzix, un acteur de longue date du domaine des lunettes à réalité augmentée et/ou virtuelle ne veut pas rester sans réaction, et a annoncé hier une évolution de son offre, afin de prendre de vitesse ses prestigieux concurrents : la Star 1200 XL. Le design est évidemment moins abouti et « sexy » que le projet de Google, et porter ces lunettes dans la rue vous classera immédiatement parmi les geeks, mais elles ont au moins l’avantage d’exister réellement, pour ceux qui voudraient se préparer dès maintenant à entrer dans l’ère des lunettes-ordinateur, qu’IBM avait déjà prévue il y a… douze ans!

Une chose me semble sûre en tous cas, quel qu’en soit la (les) société(s) à l’origine, les lunettes à réalité augmentée vont bouleverser notre quotidien au moins autant que l’arrivée des smartphones, et peut être plus tôt qu’on ne l’envisage…

Pour plus d’informations sur la Réalité Augmentée, ou une aide à la mise en oeuvre d’un projet : http://augmentedmedia.com

Le NFC va-t-il remplacer les QR codes (deuxième partie)

Après cette introduction sur ce que sont les NFC, quelles conclusions (qui, à la vitesse à laquelle tout ce paysage évolue, ne seront que provisoires…) peut on tirer?
La technologie NFC a-t-elle de l’avenir? Et doit-elle être considérée comme un concurrent direct des codes 2D? La réponse à la première question est indiscutablement « oui ». Celle concernant la deuxième est « oui et non ».

Lorsqu’on connaît les enjeux du NFC tels que les géants technologiques et bancaires les perçoivent, il ne fait aucun doute que des moyens gigantesques vont être alloués à sa diffusion massive. Transformer n’importe quel téléphone mobile en un terminal de paiement est pour eux une motivation suffisante. Ajouter à cela le fait qu’on pourra géolocaliser les achats effectués, et cibler géographiquement des publicités en rapport avec les achats est le rêve absolu de Google et Apple, entre autres.

Pour donner une idée de la dynamique en cours, je laisse de coté le Japon, où cette technologie est déjà un standard. Comme souvent, le vent soufflera pour nous plutôt en provenance des Etats-Unis. Et il commence à souffler fort…

  • Novembre 2010,annonce par Google qu’Android supportera par défaut les applications NFC;
  • Au même moment, annonce d’une joint-venture ATT-Verizon-TMobile (les trois plus gros opérateurs US) pour développer un système de commerce mobile basé sur le NFC.
  • En décembre, Google et Samsung sortent le Nexus S, compatible NFC.
  • En Janvier on voit apparaître les premières apps Android utilisant cette technologie.
  • A la même date, Google propose des étiquettes NFC dans son service Google Places, qui utilisait des QR codes jusqu’alors, pour finalement abandonner complètement les QR codes trois mois plus tard.
  • Aujourd’hui, les grands services de crédit – Visa, American Express et Mastercard – investissent dans ce secteur, et Mastercard vient même d’annoncer un partenariat avec Google.
  • Dans un (proche?) avenir, Blackberry et Nokia devraient eux aussi sortir leurs mobiles compatibles NFC. Quant à Apple, les rumeurs sont, comme toujours, nombreuses et contradictoires… La dernière en date étant que l’iPhone 5 n’en serait probablement pas équipé…

Que déduire de tout ça? Que le mouvement est amorcé. Mais qu’il ne fait que commencer, et qu’il est encore très loin d’être un standard dans le grand public.
Voilà donc pour l’avenir. Maintenant abordons la question de l’aspect « concurrence ».

NFC et QR codes ne sont réellement potentiellement concurrents que dans les domaines de l’affichage publicitaire de proximité (vitrines, lieux de vente, couloirs de métro, etc…) et du packaging, puisque les QR codes ne sont pas pertinents comme moyens de paiement, et que le NFC n’est adapté ni au monde de l’édition, ni à l’affichage publicitaire de rue, deux domaines d’excellence des codes 2D.

En effet, bien que leur coût de revient soit faible (20 à 30 cents l’étiquette), et va probablement encore baisser, il reste beaucoup trop élevé pour être utilisé dans l’édition (magazines, journaux, livres, etc…). Cinq étiquettes dans un magazine en doubleraient le coût de production!

Concernant la publicité, c’est la nature même du NFC qui l’exclut : on ne va jamais monter sur une échelle pour interagir avec une affiche 4×3! Alors que l’intérêt d’un QR est évident.

L’approche QRcode + NFC de BlueLite

Pour les domaines où l’on peut indifféremment utiliser l’un ou l’autre, la facilité d’usage et le coût de revient seront déterminants. Et je ne suis pas certain (mais je comprends qu’on puisse penser l’inverse) que le confort d’utilisation justifie, dans beaucoup de cas, le surcoût. Quand on constate la rapidité de décodage d’un QR code par l’app i-nigma, la supériorité d’une étiquette NFC est toute relative…

Enfin, dans tous les cas, le parc de téléphones compatibles NFC ne sera significatif que dans 2 à 3 ans au mieux.

En synthèse, mon sentiment est donc qu’en dehors de l’aspect « paiement sécurisé (?) », le NFC est encore loin de faire de l’ombre aux codes 2D, qui restent pour longtemps le plus efficace moyen de faire communiquer le monde réel et le monde digital.

Et pour ceux qui veulent absolument créer le buzz en étant précurseurs dans le NFC publicitaire, la meilleure solution est peut être l’approche hybride adoptée par Reach Media Group pour ses affiches communicantes!

Ces technologies vous intéressent? Venez nous rendre visite : http://augmentedmedia.com !