QR codes, Flashcodes. Mode direct, indirect, ou redirect?

Voila une question que toute personne ou société souhaitant mettre en oeuvre un code 2D, qu’il soit Flashcode, QR code, MS Tag ou autre, doit se poser, même si elle peut paraitre un peu technique à première vue.

Il existe en effet trois approches différentes :

  • Enregistrer dans le code 2D l’URL complète de la page à accéder. C’est le mode direct.
  • Enregistrer dans le code une URL raccourcie. C’est le mode redirect.
  • Utiliser un code contenant juste une suite de chiffres et de lettres, qui vont être envoyés à un serveur internet, qui retournera l’URL en conséquence. C’est le mode indirect.

Ce choix, qui peut sembler seulement technologique, a en fait une importance considérable.

Détaillons tout d’abord ce que sont les modes direct et redirect.

Imaginons que vous souhaitiez créer un code 2D qui conduise l’utilisateur vers la page :

https://augmentedmedia.net/2011/06/22/qr-codes-et-commerce-mobile-une-initiative-tres-performante-en-coree/

Vous pouvez facilement créer, sur un générateur de QR code, le code contenant cette URL en entier. L’URL étant longue, ce QR code sera gros, mais il sera directement lisible par n’importe quel lecteur. C’est le mode direct :

Pour des raisons de mise en page, vous pouvez souhaiter utiliser un code plus petit. La solution consiste alors à raccourcir l’URL de destination au moyen d’un raccourciceur d’URL (services Internet gratuits), puis de créer un code à partir de cette URL raccourcie. Le code sera alors beaucoup plus petit. Par exemple, l’URL ci-dessus, raccourcie à l’aide du service bit.ly, devient : http://bit.ly/n09P1e Et le code est alors :

Ce qui est quand même incontestablement plus petit!
Ce code sera également lisible par n’importe quel lecteur de QR code.C’est le mode redirect.

La troisième manière de procéder est complètement différente. Il ne s’agit plus d’enregistrer directement une URL dans le code, mais d’enregistrer l’URL sur le serveur d’un fournisseur, qui fournira en retour un code 2D. Ce code 2D ne contiendra qu’une suite de chiffres et de lettres sans rapport avec l’URL.
Pour accéder à la page web lorsqu’on scanne le code 2D avec un téléphone, il faudra donc que cette suite de chiffres et de lettres soit envoyée au serveur du fournisseur, qui en retour renverra l’URL. C’est le mode indirect.
Ce modèle présente un gros défaut : il oblige l’utilisateur à utiliser l’app du fournisseur, et seulement celle-ci, pour lire un code. En effet, toute autre app de lecture de QR code (et en particulier les plus répandues dans le public), ne décoderont que la suite de chiffres et de lettres, et ne sauront pas quoi en faire. Ce mode, évidemment très intéressant pour le fournisseur du service (toutes les connexions passent par lui), est donc à mon avis à proscrire!

Souvent, l’argument pour le mode indirect est celui des statistiques. Puisque toutes les connexions passent par un serveur intermédiaire, il est effectivement facile d’obtenir une grande variété de statistiques d’utilisation. Mais c’est un argument contestable : les raccourcisseurs d’URL « professionnels » proposent souvent ce type de prestation également, moyennant un paiement raisonnable, sans le problème d’être contraint à l’utilisation d’une app propriétaire. Et même en mode direct, il est facile d’intégrer dans l’URL cible un paramètre supplémentaire qui permettra d’identifier spécifiquement les statistiques associées.
(Merci à Pascal C. @eQRoeil pour sa contribution à cet article)

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