Un site très sympa (et gratuit) pour créer ses QR codes

Il existe des dizaines de sites de création de QR codes. Une simple recherche google sur « générateur de QR code » donne plus de 3000 résultats.

Je ne vais pas faire ici une analyse comparative des différents services (ça fera probablement l’objet d’un post ultérieur), mais je veux juste vous faire connaître ce site hollandais très simple, gratuit, plein de bonnes idées, et qui marche parfaitement :

blog.qr4.nl

Il vous propose tout un ensemble d’utilitaires de création de QR codes :

Evidemment le basique, créer un code qui conduit à une adresse web, mais également créer un code pour envoyer un email, composer un numéro de téléphone, envoyer un sms, accéder à une vidéo Youtube…

Vous pourrez également créer un code contenant votre carte de visite, ou même un texte de votre choix.

Et enfin, mes deux préférés :

QR code personnalisé généré avec blog.qr4.nl

Insérer très simplement une image de votre choix dans un QR code…

Ou même créer directement un « post it », avec son texte associé!

QR note créé avec blog.qr4.nl

Bien sûr, ce site ne vous permet pas d’accéder aux statistiques de consultation de vos QR codes, mais pour un usage personnel, c’est simple, efficace et créatif.

J’attends avec impatience les prochains services…

Ces technologies vous intéressent? Venez nous rendre visite : http://augmentedmedia.com !

Faut il personnaliser ses QR codes?

Les QR codes ne sont pas forcément limités à ces matrices de points noirs et blancs, rectilignes, que l’on voit la plupart du temps.

Il est tout à fait possible de leur ajouter une touche de créativité plus ou moins importante, et les artistes autant que les agences de communication se sont employés à le faire depuis longtemps. Ceci étant, ce n’est pas parce que c’est possible que c’est forcément souhaitable! Tout au moins pas n’importe comment et dans n’importe quel contexte…
D’une manière générale, plus le code est proche de sa version de base (carrés noir et blancs), et mieux il sera lisible par n’importe quel lecteur, qui sont de qualité inégale…
Mais un peu de cosmétique ne le tuera pas, si elle ne l’altère pas trop.

Avant de débattre du bien fondé de la QRéativité, voici quelques illustrations, par ordre de créativité croissante (à mon avis!).

Certains de ces codes ne se lisent pas avec n’importe quel lecteur. Je vous conseille, si vous ne l’utilisez pas déjà, d’installer le lecteur i-nigma. C’est, à mon avis, de loin le meilleur de tous ceux que j’aie pu tester.

QR code en couleur uniforme

La modification la plus simple : la couleur.

Le noir est le plus efficace, car il optimise le contraste de lecture. Si les conditions de lumière sont moyennes, le noir sera mieux reconnu. Mais il n’est pas interdit de varier les couleurs…

Combinaison de couleurs

On peut aussi, sans trop altérer la lisibilité, mixer plusieurs couleurs.

Attention cependant à ne pas utiliser des tons trop pastels, le contraste doit rester aussi net que possible.

Une lettre cachée dans le code.

En restant dans la variation de couleurs, on peut même intégrer un graphique simple dans l’image (ici la lettre B)

Des points colorés.

Une variante consiste à remplacer les petits carrés par des points.

L’effet est plus « doux », mais la facilité de lecture peut s’en ressentir, en fonction des lecteurs.

(Ce code lui-même conduit à une page riche d’exemples de personnalisation)

QR code incliné avec effet « scintillant »

Rien n’oblige, non plus, à positionner le code horizontalement.

les (bons) lecteurs lisent dans n’importe quelle position.

A noter, dans ce code, l’effet de « scintillement ».

True Blood

Un autre exemple de code penché, le QR code associé au film « True Blood ».
Ici, les points sont altérés pour donner un effet de gouttes plutôt que de carrés, mais restent très lisibles.

Dans le prochain poste, nous irons plus loin dans les effets graphiques, avec l’insertion de symboles, voire même de dessins, au sein même du code…

Ces technologies vous intéressent? Venez nous rendre visite : http://augmentedmedia.com !

+ 27% d’internautes mobiles en France en 2010

Selon la dernière mesure d’audience Médiamétrie / Netratings, le nombre d’internautes mobiles en France a progressé de 27% en 2010, pour atteindre 15,5 millions, sur un total de 43,4 millions de français équipés d’un téléphone mobile.

Les internautes mobiles sont très majoritairement des hommes (à plus de 60%).

Sans grosse surprise, Facebook est le site le plus visité, devant Google.

Le détail de l’étude peut être téléchargé à : 2011 _01_ 27_CdP_Internet Mobile.pdf (40.10 Kb)

5 règles de base pour une campagne de codes-barres 2D réussie

Mettre en place un code barres 2D sur un document pour amener à une page internet peut sembler simple et intuitif.

La réalité, que j’ai pu constater en étudiant de multiples exemples, est un peu plus complexe, même si il ne s’agit souvent que de faire preuve de bon sens.
J’en ai déduit cinq règles de base, qui ne sont probablement pas suffisantes pour garantir une campagne réussie, mais permettent au moins d’éviter les grosses erreurs.

Règle N°1 : Donnez envie.
Demander à un lecteur, ou à un passant, de sortir son téléphone mobile pour scanner un code, c’est lui demander de faire un effort et de vous accorder du temps. Il faut donc que la promesse associée à l’action soit attractive, et clairement exprimée. Offrez, par exemple, une promotion exclusive, un bon de réduction ou une vidéo exceptionnelle, et faites le clairement savoir. Il n’y a rien de plus contre productif qu’un code qui n’est pas accompagné d’une explication claire de ce qu’on peut en attendre, ou qui ne propose pas une « rétribution » suffisamment attractive.

Règle N°2 : Expliquez brièvement comment ça marche.
Même si les codes 2D sont de plus en plus fréquents, une part importante de la population ignore encore totalement ce dont il s’agit. Si vous ne vous adressez pas spécifiquement à un public de technophiles, il est donc conseillé, et probablement pendant quelques années, d’ajouter à votre code une courte explication de la façon de l’utiliser. En particulier, indiquez clairement comment télécharger une app qui permette de lire le code.

Règle N°3 : Utilisez un code universel.
Il n’y a rien de plus frustrant que d’essayer de lire un code avec une app qu’on a déjà installée précédemment, et que ça ne fonctionne pas. C’est dû en général à l’incompatibilité des différents codes entre eux. En d’autres termes, des codes différents vont en général nécessiter des app de lecture différentes. Faites donc le choix d’un code qui sera lu par le plus grand nombre d’apps déjà installées. Je ne saurai que trop vous conseiller d’opter pour le QR code. C’est le plus « universel » de tous.

Règle N°4 : Amenez sur des pages Internet adaptées au mobile.
Parce que les internautes arriveront sur ces pages au moyen d’un code imprimé, ils seront forcément sur un mobile. Vous augmenterez donc beaucoup l’efficacité de votre campagne si la page sur laquelle ils arrivent est optimisée pour être vue et utilisée sur un écran de mobile. Les pages d’un site Internet traditionnel sont souvent confuses et trop petites pour être efficaces. Idéalement, créez des pages spécifiquement pour la campagne, aussi dépouillées que possible, afin de rendre l’action évidente. Vous augmenterez ainsi le taux de conversion.

Règle N°5 : Assurez vous que votre campagne va se trouver dans un lieu adapté au mobile.
Cette règle semble évidente, et pourtant… J’ai vu des campagnes intégrant des codes 2D conçues spécialement pour un affichage dans le métro… où il n’y avait pas de réseau! On ne peut pas faire plus inutile et frustrant. Une autre campagne mal pensée était affichée sur les portes coulissantes d’un aéroport. Qui prendrait le temps de sortir son téléphone, et de s’arrêter en bloquant le passage, pour lire une explication et scanner un code barres dans ces conditions? Dès la conception de la campagne, intégrez ce paramètre. Vous éviterez de dépenser inutilement de l’énergie et de frustrer de potentiels prospects.

Ces règles peuvent sembler évidentes, j’en conviens, mais ne le sont pas tant que ça. De nombreuses campagnes mal pensées, sans intérêt ou inutilisables sont malheureusement là pour le démontrer.
Si vous pensez à d’autres « règles » qui vous semblent tout aussi fondamentales, ou si vous souhaitez simplement engager la conversation sur ce sujet (ou un autre!), n’hésitez pas à me contacter : thierry@hy.pr

The QR Invasion! Une infographie très interactive.

Le blog techno Mashable a publié cette infographie sur les QR codes, rendue interactive grâce à… des QR codes bien sûr!

Code-zilla

http://mashable.com/2011/03/04/qr-codes-infographic/

Cette image a été réalisée par Jumpscan ( http://jumpscan.com ). Bravo à eux!

Codes-barres 2D. A quoi ça sert, comment ça marche?

On commence à parler beaucoup des codes 2D, mais à quoi servent-ils? Et comment s’y retrouver?

Les codes barres 2D sont ces symboles, souvent carrés, que l’on voit imprimés sur des publicités, des magazines, des catalogues…

qrcodeExemple de code appelé QR code

qrcodeExemple de code appelé Datamatrix

On les appelle codes-barres 2D, ou bidimensionnels, car contrairement à un code-barres classique qui s’étend le long d’une seule ligne (une dimension), ils occupent une surface (deux dimensions).

Chaque point noir ou blanc d’un tel code est l’équivalent d’une barre noire ou blanche d’un code barres que l’on trouve sur les emballages de produits et qui sont lus aux caisses de supermarché. Un code 2D peut donc contenir beaucoup plus d’information qu’un code « 1D ». Ainsi, le code « datamatrix » ci-dessus contient 484 points noirs ou blancs. Si on voulait faire tenir la même information dans un code-barres classique, il devrait mesurer environ 24cm de long!

Il existe de nombreuses sortes différentes de codes 2D, les deux plus fréquemment utilisées en France étant le QRcode et le Datamatrix (ci dessus). Ces deux codes sont utilisés par l’AFMM, Association Française du Marketing Mobile, sous la marque Flashcode. Je vous expliquerai dans un prochain post comment l’AFMM, et donc les opérateurs téléphoniques Orange, Bouygues et SFR qui ont créé cette association, utilisent ces codes.

Le but de ces codes 2D est de permettre d’accéder à une page Internet sur son mobile sans avoir à saisir l’adresse de cette page. Pour celà, il suffit d’utiliser une app compatible avec le code, et de prendre en photo le code à l’aide de son téléphone mobile. L’app reconnait le code, et connecte le téléphone directement à la page Internet associée.

Par exemple, les deux codes ci-dessus, lus avec n’importe quelle app qui reconnait un QRcode ou un Datamatrix, permettent d’accéder directement à ce blog.

Les QR codes (Quick Response Codes) sont les codes 2D les plus répandus dans le monde. Ils sont massivement utilisés depuis des années en Asie, particulièrement au Japon, et leur usage se répand très rapidement en Europe et aux Etats Unis.
Il existe un grand nombre de logiciels permettant de les générer, et un grand nombre d’apps permettant de les lire. En général, une app reconnaitra un QRcode quel que soit le logiciel ayant permis de le générer. On parle d’interopérabilité, ou de compatibilité. Il y a cependant des exceptions : certains systèmes ne respectent pas les standards, et ont développé des solutions propriétaires, interdisant de fait l’interopérabilité, ce qui rend leur intérêt très limité. Je les mentionnerai dans un post ultérieur.

Les datamatrix sont en général moins répandus dans le grand public, étant surtout utilisés dans l’industrie, pour la traçabilité de produits. La France représente cependant une exception, puisque les datamatrix ont longtemps été le seul code 2D utilisé par les opérateurs téléphoniques français, sous la désignation « Flashcode ». Ils devraient cependant progressivement céder la place aux QR codes, l’AFMM ayant très récemment décidé de standardiser le QR code dans un soucis de compatibilité avec les lecteurs présents sur les téléphones des touristes étrangers (une excellente initiative!). Elle continuera cependant à les appeler des « flashcodes » afin de capitaliser sur cette marque sur laquelle elle a beaucoup investi ces dernières années.

En synthèse, donc, les codes 2D permettent d’accéder à un contenu internet sans avoir à en saisir l’adresse, sous réserve que l’on dispose d’un téléphone mobile équipé d’une caméra, et de l’app appropriée pour les lire.
Après avoir utilisé son propre standard, la France, à l’image du Minitel cédant sa place à Internet, a décidé d’adopter le standard international QR code.