Une vision saisissante de la réalité augmentée.

Une cuisine augmentée selon Keiichi Matsuda

Je vous invite à entrer dans l’univers visionnaire de Keiichi Matsuda, auteur d’une thèse sur la réalité augmentée que vous pouvez lire ici.

Sa spécialité : l’interaction avec son environnement, qu’il soit intérieur ou extérieur.

Beaucoup des expériences qu’il envisage seraient déjà possibles aujourd’hui, et seront beaucoup plus probables dès que les systèmes de visualisation auront quitté les écrans pour envahir lunettes et lentilles. Mais la vision de l’avenir qu’il nous propose est elle vraiment souhaitable? Dans un univers totalement saturé d’informations contextuelles, la publicité sera omniprésente, pour ne pas dire envahissante.

Je vous laisse juger au travers de ces deux vidéos d’anticipation, techniquement assez réussies… Attention, la deuxième vidéo est en 3D! Si vous ne disposez pas des lunettes appropriées, sélectionnez « désactiver la 3D » dans le menu « 3D » en bas de la fenêtre de visualisation de la vidéo.

Pour plus d’informations sur la Réalité Augmentée, ou une aide à la mise en oeuvre d’un projet : http://augmentedmedia.com

Lady Gaga « parle » à ses fans dans le journal Métro. Ou du moins elle essaie…

Pub NRJ dans Metro

Peut-être l’aurez vous remarqué, en pleine page dans le journal gratuit Métro, une pub NRJ propose de faire « parler » Lady Gaga grâce à un QR code.

Si vous êtes familier de ce blog, ça doit avoir un air de déjà vu, non? Ne cherchez pas plus loin. Cette pub copie simplement celle de Reporters sans frontières, qui elle même « s’inspirait » du CV interactif d’un étudiant en communication.

[edit] Le blog CityQR mentionne un antécédent au CV : le magazine allemand Todschick, qui avait utilisé cette technique il y a plus d’un an. Dont acte.

L’idée n’est donc pas originale, soit. Mais elle est sans doute encore suffisamment peu connue du grand public pour que les fans de Lady Gaga crient au génie créatif… s’ils arrivent à l’utiliser! Et là, c’est une autre histoire.

En effet, cette pub étant destinée au marché français, on aurait évidemment imaginé que le QR code soit lisible par l’app Flashcode, de très loin la plus répandue en France. Et bien non! Vous pouvez vous y prendre comme vous voudrez, votre lecteur Flashcode restera muet. De même d’ailleurs que l’app Scanlife. Il m’a fallu utiliser la bête de course japonaise i-nigma pour arriver à lire ce code!

QR code NRJ lady Gaga

Pourquoi? A mon avis, c’est dû au petit symbole (qui doit représenter un téléphone mobile, je pense), qui a été inséré en bas à droite du code.
Sans commentaire…

Pour les lecteurs de Métro frustrés par cette publicité, voilà la vidéo de ce qu’ils ont manqué :

Sur la fin, c’est assez net et plutôt amusant : le visage et orienté vers la gauche, et la bouche vers la droite…

Un conseil aux annonceurs et aux agences qui veulent utiliser la puissance des QR codes : demandez conseil à des experts du domaine. Comme pour toute technologie, respecter un certains nombres de règles de base peut permettre d’éviter de grosses déconvenues.

Le magazine Glamour essaie Snaptag, une alternative au QR code

Glamour, l’un des principaux magazines féminins aux USA, diffusé à environ 2,5 millions d’exemplaires, teste dans son édition en cours un système de « code » 2D basé sur les logos. Ce système, appelé Snaptag, est élégant, puisqu’il n’utilise pas une matrice de points, comme le QR ou le datamatrix, mais un cercle entourant le logo, et sur lequel se positionnent trois points blancs. C’est le positionnement relatif de ces points sur le cercle qui détermine l’URL auquel le « code » est associé.

Cet exemple de quatre « codes » différents est tiré du site de Spyderlynk, la start-up qui a conçu cet astucieux système.

4 codes snaptag différents

Un exemple de code Snaptag

Dans cette édition de Glamour, le système est utilisé uniquement dans les publicités, comme un bouton « like » de Facebook.

Pour déclencher la fonction « like », il faut soit télécharger l’app snaptag, soit photographier l’image et l’envoyer par MMS à un numéro indiqué dans le magazine. (j’ai personnellement cherché à télécharger l’app sur mon iPhone, mais elle n’était malheureusement pas disponible…).

Cette idée est graphiquement séduisante, mais la volonté des lectrices « d’aimer » une marque sur Facebook sera-t-elle assez forte pour les inciter à télécharger une nouvelle app ou prendre une photo et envoyer un MMS? J’en doute fortement.

Jagtag personnalisé

Jagtag, une autre start-up américaine, a tenté vainement d’imposer une solution propriétaire comparable, avant de jeter l’éponge et d’adopter le QR code, qui n’imposait pas une app spécifique.

Jagtag dans Sports Illustrated

Pourtant la présence de leur code dans l’édition « maillots de bains » de Sports Illustrated leur avait assuré une très forte visibilité!

Glamour annonce qu’ils utiliseront Snaptag pour leur contenu éditorial dans leur édition de septembre. Je vous tiendrai au courant…

Le NFC va-t-il remplacer les QR codes (deuxième partie)

Après cette introduction sur ce que sont les NFC, quelles conclusions (qui, à la vitesse à laquelle tout ce paysage évolue, ne seront que provisoires…) peut on tirer?
La technologie NFC a-t-elle de l’avenir? Et doit-elle être considérée comme un concurrent direct des codes 2D? La réponse à la première question est indiscutablement « oui ». Celle concernant la deuxième est « oui et non ».

Lorsqu’on connaît les enjeux du NFC tels que les géants technologiques et bancaires les perçoivent, il ne fait aucun doute que des moyens gigantesques vont être alloués à sa diffusion massive. Transformer n’importe quel téléphone mobile en un terminal de paiement est pour eux une motivation suffisante. Ajouter à cela le fait qu’on pourra géolocaliser les achats effectués, et cibler géographiquement des publicités en rapport avec les achats est le rêve absolu de Google et Apple, entre autres.

Pour donner une idée de la dynamique en cours, je laisse de coté le Japon, où cette technologie est déjà un standard. Comme souvent, le vent soufflera pour nous plutôt en provenance des Etats-Unis. Et il commence à souffler fort…

  • Novembre 2010,annonce par Google qu’Android supportera par défaut les applications NFC;
  • Au même moment, annonce d’une joint-venture ATT-Verizon-TMobile (les trois plus gros opérateurs US) pour développer un système de commerce mobile basé sur le NFC.
  • En décembre, Google et Samsung sortent le Nexus S, compatible NFC.
  • En Janvier on voit apparaître les premières apps Android utilisant cette technologie.
  • A la même date, Google propose des étiquettes NFC dans son service Google Places, qui utilisait des QR codes jusqu’alors, pour finalement abandonner complètement les QR codes trois mois plus tard.
  • Aujourd’hui, les grands services de crédit – Visa, American Express et Mastercard – investissent dans ce secteur, et Mastercard vient même d’annoncer un partenariat avec Google.
  • Dans un (proche?) avenir, Blackberry et Nokia devraient eux aussi sortir leurs mobiles compatibles NFC. Quant à Apple, les rumeurs sont, comme toujours, nombreuses et contradictoires… La dernière en date étant que l’iPhone 5 n’en serait probablement pas équipé…

Que déduire de tout ça? Que le mouvement est amorcé. Mais qu’il ne fait que commencer, et qu’il est encore très loin d’être un standard dans le grand public.
Voilà donc pour l’avenir. Maintenant abordons la question de l’aspect « concurrence ».

NFC et QR codes ne sont réellement potentiellement concurrents que dans les domaines de l’affichage publicitaire de proximité (vitrines, lieux de vente, couloirs de métro, etc…) et du packaging, puisque les QR codes ne sont pas pertinents comme moyens de paiement, et que le NFC n’est adapté ni au monde de l’édition, ni à l’affichage publicitaire de rue, deux domaines d’excellence des codes 2D.

En effet, bien que leur coût de revient soit faible (20 à 30 cents l’étiquette), et va probablement encore baisser, il reste beaucoup trop élevé pour être utilisé dans l’édition (magazines, journaux, livres, etc…). Cinq étiquettes dans un magazine en doubleraient le coût de production!

Concernant la publicité, c’est la nature même du NFC qui l’exclut : on ne va jamais monter sur une échelle pour interagir avec une affiche 4×3! Alors que l’intérêt d’un QR est évident.

L’approche QRcode + NFC de BlueLite

Pour les domaines où l’on peut indifféremment utiliser l’un ou l’autre, la facilité d’usage et le coût de revient seront déterminants. Et je ne suis pas certain (mais je comprends qu’on puisse penser l’inverse) que le confort d’utilisation justifie, dans beaucoup de cas, le surcoût. Quand on constate la rapidité de décodage d’un QR code par l’app i-nigma, la supériorité d’une étiquette NFC est toute relative…

Enfin, dans tous les cas, le parc de téléphones compatibles NFC ne sera significatif que dans 2 à 3 ans au mieux.

En synthèse, mon sentiment est donc qu’en dehors de l’aspect « paiement sécurisé (?) », le NFC est encore loin de faire de l’ombre aux codes 2D, qui restent pour longtemps le plus efficace moyen de faire communiquer le monde réel et le monde digital.

Et pour ceux qui veulent absolument créer le buzz en étant précurseurs dans le NFC publicitaire, la meilleure solution est peut être l’approche hybride adoptée par Reach Media Group pour ses affiches communicantes!

Ces technologies vous intéressent? Venez nous rendre visite : http://augmentedmedia.com !

Le NFC va-t-il remplacer les QR codes?

Affiche NFC Google Places

C’est un débat qui agite le web depuis quelques temps déjà, mais qui a pris une nouvelle ampleur depuis que Google a annoncé qu’il abandonnait les QR codes dans son service Google Places, et a commencé à délivrer des affiches intégrant des étiquettes NFC dans une dizaines de villes américaines. Beaucoup y ont vu la mort prochaine et inévitable des QR codes. Que faut il en penser?

Tout d’abord, un bref rappel de ce qu’est la technologie NFC (acronyme de Near Field Communication, c’est à dire Communication en Champ Proche, plus souvent désignée en français sous le terme Communication sans contact).
NFC est une technologie de communication à courte distance, sans contact, entre deux « objets », par exemple une carte et un terminal de paiement, un téléphone et un terminal de paiement, une affiche publicitaire et un téléphone, etc…
Cette technologie est un sous-ensemble d’une technologie plus vaste, largement utilisée dans l’industrie : le RFID.

Le principe en est simple. Un objet compatible NFC contient une « signature » qui lui est propre, et est capable de communiquer cette signature à un autre objet compatible NFC, à condition que celui-ci soit suffisamment près (moins de 10 à 15 cm).
Cette signature va être interprétée par le deuxième objet pour déclencher une action – payer un achat, ouvrir une vidéo, etc…

Il y a deux sortes d’objets NFC :

  1. les objets actifs. Ils contiennent un émetteur capable d’envoyer une onde NFC. Pour cela, ils ont besoin d’une source d’énergie, par exemple une batterie. Par exemple, un téléphone mobile compatible NFC entre dans cette catégorie.
  2. les objets passifs. A réception d’une onde émise par un objet actif, ils renvoient une onde contenant leur « signature ». Ils n’ont pas besoin de source d’énergie. Par exemple, les étiquettes NFC entrent dans cette catégorie.

Deux objets passifs ne peuvent pas échanger d’information entre eux.
Deux objets actifs, au contraire, peuvent le faire sans problème.

Cette vidéo d’un prototype de lecteur NFC utilisant un iPhone est une bonne illustration du fonctionnement. L’iPhone est l’objet actif, les jouets contiennent chacun une étiquette NFC passive. Comme les iPhone actuels ne sont pas encore équipés en NFC, cette démonstration utilise un composant supplémentaire. Cependant, le prochain iPhone devrait être compatible NFC, comme l’est aujourd’hui le Nexus S, et ne nécessitera donc aucun périphérique complémentaire pour interagir.

Quels peuvent donc être les principaux usages du NFC pour le grand public?

L’application qui excite le plus l’industrie est le paiement à partir d’un téléphone mobile. En effet, il suffirait d’approcher son téléphone d’une borne de paiement NFC pour payer un achat. Le téléphone mobile deviendrait ainsi un porte-monnaie électronique sécurisé. Lorsque les PC seront également compatibles NFC, on peut même imaginer payer un achat en ligne en approchant son téléphone de son PC!
Google, Apple, Amazon, Microsoft, Paypal, pour ne citer qu’eux,travaillent activement sur le sujet.
Au Japon, cette solution est déjà utilisée massivement depuis des années, sous le nom de FeliCa.
Une variante de cet usage permet d’utiliser son téléphone pour payer les transports en commun, comme, par exemple et à titre expérimental, à Nice.

Un autre champ d’application prometteur est la publicité, et particulièrement la publicité géolocalisée. Les affiches vont progressivement être équipées d’étiquettes NFC. En approchant son téléphone d’une affiche, on pourra accéder à de l’information complémentaire, réserver un spectacle… Et si ce service est associé à une géolocalisation, les informations pourront être adaptées au lieu. Google et Apple semblent particulièrement actifs dans ce domaine.

Par ailleurs, les terminaux NFC pouvant communiquer entre eux, on pourra facilement, par exemple, transmettre sa carte de visite électronique, juste en approchant deux téléphones.

On le voit, certains de ces usages peuvent également être obtenus en utilisant un QR code (affiche communicante, transfert de carte de visite), d’autres sont propres au NFC (paiement). Que faut-il donc en penser? Le QR code est il déjà mort? Doit on immédiatement intégrer le NFC dans ses campagnes de communication?
Je vous exposerai mon avis sur le sujet dans le prochain post.

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Reporters sans Frontières utilise un QR code pour faire parler les dictateurs

Reporters Sans Frontières a lancé une campagne innovante pour « faire dire la vérité à ceux qui ne la disent pas ».

L’idée est simple : un QR code dans une annonce presse présentant le visage d’un dictateur, et le mobile devient une bouche qui parle! La bouche étant celle d’un journaliste :

Pour cette campagne, Publicis Belgique semble s’être inspiré du CV « communiquant » de Victor Petit, cet étudiant lyonnais innovant de Sup de Pub :

Un QR code géant pour promouvoir l’ouverture d’une boutique

Difficile de ne pas le remarquer! Il trône au dessus de la rue Sainte Catherine, rue commerçante la plus fréquentée du centre ville de Montréal.

Promotion du lancement de la boutique Vans-OTH

Son objectif? Conduire le passant curieux vers un site mobile annonçant l’ouverture prochaine d’une boutique conjointe Vans – Off the Hook.
Et l’inviter à participer à un tirage au sort pour gagner une invitation à la soirée d’ouverture.

Le QR code a été créé à partir de la plateforme bit.ly, et a été personnalisé : les points noirs sont des visuels de chaussures :

Une belle réalisation, mais pourquoi ne pas avoir annoncé clairement sur l’affiche la possibilité de gagner une invitation à la soirée d’ouverture?! L’incitation à scanner le code n’en aurait été que plus forte…

Un QR code pour favoriser le commerce de proximité

Comme je l’ai écrit dans de précédents posts, je suis convaincu que, bien utilisés, les QR codes peuvent être très efficaces lorsqu’ils sont mis au service de boutiques ou magasins de proximité.

Voilà un exemple récent, réalisé à Chicago, et décrit (en anglais) sur cet article de blog.

Le principe de l’opération est simple, et sa mise en oeuvre me semble réunir plusieurs clés de succès :

Le QR code est très grand, très visible. Il ne peut pas être ignoré, et sa lisibilité, même de loin et avec un lecteur peu performant, est assurée.

QR code géant pour promouvoir une boutique locale

La page vers laquelle conduit ce code est optimisée pour un écran de téléphone mobile (même si son look est, à mon avis, peu attractif)

La proposition de valeur est simple et attractive : une remise (un « coupon ») pour acheter un produit dans une boutique à proximité.

Un faiblesse à mon sens : le texte « scan me » au sommet de l’affiche n’est pas suffisamment incitatif, ce qui doit fortement réduire l’efficacité du concept. Dommage…

Une vidéo du fonctionnement du dispositif est disponible ici.

Google arrête son expérience QR codes sur Google Places. Que doit on en penser?

(Article édité)

Google a annoncé hier qu’il mettait fin à son expérience de proposer la possibilité aux commerces (boutiques, restaurants) d’éditer des QR codes à partir du service Google Places.

Google Places QR code

Depuis, j’ai lu un peu tout et n’importe quoi sur le sujet, le plus étonnant étant les blogs voyant en cette décision l’annonce de la fin des QR codes! (en aucune façon cette fonction était  fondamentale pour le succès ou l’échec des QR codes!).
L’idée générale que cet arrêt est destiné à ouvrir la voix au NFC me semble également difficile à croire… (voir ajout à la fin de l’article)

Regardons donc ce qu’est (était) ce service, essayons de comprendre pourquoi Google met fin à cette expérience, et ce que son arrêt implique pour les QR codes en général.

Google a lancé ce service fin 2009, pour promouvoir son service « favorite places » aux Etats Unis. Ce service permet d’accéder à des informations supplémentaires sur un commerce, dont la description du commerce, des offres promotionnelles, les commentaires des internautes, etc… Si vous ne connaissez pas, en voici un exemple.

Google a consacré des moyens importants à ce lancement, puisque 100 000 pancartes ont été envoyées à 100 000 commerces aux US, pour être placées dans leur vitrine. La video du lancement est toujours disponible sur Youtube.

Après cet envoi massif, Google avait inclus la possibilité de générer l’affiche directement depuis son compte Places. La semaine dernière, cette fonctionnalité a été supprimée, et hier Google a annoncé au blog Blumenthals qu’il réfléchissait à un service alternatif… « Users will no longer find unique QR codes in their Places accounts. We’re exploring new ways to enable customers to quickly and easily find information about local businesses from their mobile phones. »

Voila pour les faits.

La raison de l’arrêt maintenant. Google n’a pas encore donné d’explications détaillées, mais on peut penser que le succès a été inférieur aux attentes. Ceci étant, le service ne devait pas coûter cher à Google, et l’arrêter brutalement, sans explication et sans technologie directe de remplacement semble étrange.

Contrairement à ce que j’ai lu dans tous les blogs qui ont traité du sujet, je ne crois pas trop à l’interprétation qui lie cet arrêt à une promotion de la technologie NFC (transmission d’informations sans contact, au moyen de puces électroniques), cette technologie étant peu adaptée à ce type d’interaction, et absolument pas mature aux US en ce qui concerne le parc de téléphones mobiles. (voir complément en fin d’article)

La brutalité de l’arrêt pourrait faire penser à un problème de Propriété Intellectuelle, mais rien ne permet d’en être sûr.
Quant à la « solution de remplacement », comme je l’ai dit j’ai du mal à croire qu’il s’agisse du NFC. Je pencherais plutôt pour un basculement vers Google Goggles, cette solution qui permet d’accéder à un contenu Internet à partir de la reconnaissance d’une IMAGE, quelle qu’elle soit. par exemple, la photo d’une devanture de commerce prise avec la caméra de son mobile! Pourquoi promouvoir le QR code quand on peut directement prendre une photo?
Je ne serais donc pas surpris que Google annonce prochainement l’extension de sa solution Goggles aux vitrines de commerces. Et que cet arrêt brutal du QR code prépare le terrain pour cette annonce.

Finalement, quelles conséquences cet arrêt peut il avoir sur la pérennité des QR codes? Directement, aucune. Même aux Etats Unis, cet usage des codes était resté tout à fait marginal. Son arrêt passera totalement inaperçu. Et il y a tellement d’autres acteurs sur le marché, de plus en plus nombreux et puissants (Macy’s, Home Depot, Sears… pour ne citer que quelques acteurs majeurs de la grande distribution) que cet arrêt ne change rien aux chances de succès ou d’échec. Même Lady Gaga, avec son QR code de téléchargement de ringtone sur Facebook, a probablement généré plus de connexions que Google Places le mois dernier…

En revanche, si comme je le pense cet arrêt préfigure un lancement de Google Goggles pour les commerces, l’impact sur les QR codes de cette nouvelle technologie peut être profond. Car si la simple prise de photo de la vitrine suffit à accéder aux informations, les codes 2D n’auront plus d’utilité dans ce contexte.
A suivre…

Complément : même si j’ai du mal à croire à l’hypothèse NFC à court terme, je me dois quand même de signaler que Google a entrepris une expérimentation à Portland (USA) de stickers intégrant un tag NFC)…

Faut-il personnaliser ses QR codes? Les insertions graphiques.

Ce post est la suite de « Faut il personnaliser ses QR codes? »

La technologie permettant de créer les QR codes intègre un facteur d’autocorrection qui se traduit par une surface utilisée supérieure à ce qu’elle devrait théoriquement être. Autrement dit, le code comprend plus de carrés afin que des défauts d’impression ou des tâches en nombre limité n’empêchent pas la lecture.
Habituellement, il y a environ 30% de redondance dans le code, c’est à dire qu’on peut considérer que 30% de la surface du code ne sert qu’à corriger les éventuelles erreurs.

Quelle conséquence ce fait technologique a-t-il sur la possibilité de personnaliser un code? C’est simple : puisqu’une « tache » n’empêche pas la lecture, faire disparaitre quelques points pour les remplacer par autre chose ne l’empêchera – en théorie – pas plus.

En revanche, il faut garder à l’esprit qu’en insérant un graphique à la place des points, on diminue, voire supprime, la capacité d’autocorrection, et donc on prend le risque de rendre le code beaucoup moins lisible. D’ailleurs, en fonction du lecteur que vous utiliserez, certains des codes figurant ci-dessous ne seront pas lisibles. A nouveau, je conseille l’utilisation du lecteur i-nigma, qui les décode tous.

Ceci étant dit, passons maintenant aux exemples.

Google Street View

 

 

 

Pour commencer, une altération légère mais astucieuse, trouvée sur le site de ces graphistes allemands :

nerdindustrie.com

Les modifications sont suffisamment limitées pour que le code reste relativement bien lisible.

 

 

 

 

 

 

 

Un autre exemple (en Lego!?) de Qriouscode qui m’ont signalé leur très belle galerie.

Bien qu’il soit assez gros, le coeur central ne rend pas impossible la lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

Armée du Salut

 

 

 

En revanche, bien que dans ce QR de l’Armée du Salut le logo inséré ne soit pas beaucoup plus gros que le coeur ci-dessus, le code n’est plus lisible par la plupart des lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

La publicité est évidemment intéressée par l’insertion de logos ou de graphiques dans un code

 

Le QR code oiseau de Clarins

 

 

 

Un récent exemple, mis en avant par l’excellent blog « Bulles de mode« , est cet incroyable « oiseau » de Clarins. Ce remarquable travail d’artiste fonctionne avec la plupart des lecteurs!

 

 

 

 

 

 

Marc Jacobs Japan QR code

 

 

Très beau également, ce travail de l’agence SET Japan pour Marc Jacobs Japon (mais difficile à lire pour beaucoup de lecteurs…).

 

 

 

 

 

QR code Louis Vuitton

 

 

 

Enfin l’une des QR-oeuvres les plus partagées sur le web, très créative mais très difficile à décoder : le QR code Louis Vuitton, également réalisé par SET Japan.

 

 

 

 

 

 

 

Cette liste de quelques exemples ne se veut évidemment pas exhaustive, et vise juste à illustrer les nombreuses possibilités, tant artistiques que publicitaires, offertes par les QR codes.

Attention cependant de bien garder en tête que créativité risque malheureusement souvent de rimer avec difficulté de lecture. N’hésitez pas, avant de mettre votre code à disposition du public, à le tester avec plusieurs lecteurs afin de valider sa bonne lisibilité.

Enfin, gardez en tête que les QR codes sont encore peu (re)connus par le grand public, et que pour optimiser un usage publicitaire ou commercial, mieux vaut qu’il soit reconnu spontanément, sans qu’il soit besoin de préciser qu’il s’agit d’un QR code. Ainsi, l' »oiseau » de Clarins est une véritable performance artistique, mais sera-t-il spontanément reconnu? Les résultats de la campagne en dépendront grandement…