Living Headstone, le QR code pour pierres tombales

Fans du QR code, réjouissez vous! Votre petite matrice préférée vous suivra dorénavant jusqu’après la mort!

C’est du moins le pari d’une entreprise américaine, Quiring Monuments, qui propose à ses clients d’intégrer à leur pierre tombale un QR code permettant d’accéder à des informations concernant le défunt, telles que vidéos, biographie, photos, etc…

Ca peut paraître étrange, mais pourquoi pas? C’est après tout une méthode plutôt simple et pratique de passer à la postérité…

Lady Gaga « parle » à ses fans dans le journal Métro. Ou du moins elle essaie…

Pub NRJ dans Metro

Peut-être l’aurez vous remarqué, en pleine page dans le journal gratuit Métro, une pub NRJ propose de faire « parler » Lady Gaga grâce à un QR code.

Si vous êtes familier de ce blog, ça doit avoir un air de déjà vu, non? Ne cherchez pas plus loin. Cette pub copie simplement celle de Reporters sans frontières, qui elle même « s’inspirait » du CV interactif d’un étudiant en communication.

[edit] Le blog CityQR mentionne un antécédent au CV : le magazine allemand Todschick, qui avait utilisé cette technique il y a plus d’un an. Dont acte.

L’idée n’est donc pas originale, soit. Mais elle est sans doute encore suffisamment peu connue du grand public pour que les fans de Lady Gaga crient au génie créatif… s’ils arrivent à l’utiliser! Et là, c’est une autre histoire.

En effet, cette pub étant destinée au marché français, on aurait évidemment imaginé que le QR code soit lisible par l’app Flashcode, de très loin la plus répandue en France. Et bien non! Vous pouvez vous y prendre comme vous voudrez, votre lecteur Flashcode restera muet. De même d’ailleurs que l’app Scanlife. Il m’a fallu utiliser la bête de course japonaise i-nigma pour arriver à lire ce code!

QR code NRJ lady Gaga

Pourquoi? A mon avis, c’est dû au petit symbole (qui doit représenter un téléphone mobile, je pense), qui a été inséré en bas à droite du code.
Sans commentaire…

Pour les lecteurs de Métro frustrés par cette publicité, voilà la vidéo de ce qu’ils ont manqué :

Sur la fin, c’est assez net et plutôt amusant : le visage et orienté vers la gauche, et la bouche vers la droite…

Un conseil aux annonceurs et aux agences qui veulent utiliser la puissance des QR codes : demandez conseil à des experts du domaine. Comme pour toute technologie, respecter un certains nombres de règles de base peut permettre d’éviter de grosses déconvenues.

QR code, Flashcode, Microsoft Tag… comment choisir?

Voila une question qui revient souvent, et dont, heureusement, la réponse est assez simple. Encore faut il l’expliciter.

Tout d’abord, donc, un petit tour d’horizon des solutions de codes-barres 2D les plus répandues.

A tout seigneur tout honneur, le QR code.

QR augmentedmedia.net

Facilement reconnaissable (c’est important!) avec ses trois carrés noirs dans les angles.
Standard de fait, ce code est les plus utilisé dans le monde. Il existe de multiples générateur en ligne gratuits, et on peut lui associer non seulement une URL, mais également une vCard (ou une MeCard), un numéro de téléphone, du texte, etc…

Le point le plus important concernant le QRcode, c’est que la totalité des apps de lecture de codes, y compris les plus propriétaires, savent le décoder (à ma connaissance), ce qui est la meilleure garantie possible de satisfaction des utilisateurs auxquels vous projetez de vous adresser.

Le Flashcode, maintenant.
Ici, on entre dans le domaine franco-français. Flashcode est un nom de marque utilisé par les opérateurs de téléphonie mobile français. Longtemps, cette marque a désigné un code 2D complètement propriétaire, c’est à dire décodable uniquement avec l’app Flashcode. Imaginez la frustration des touristes étrangers, déjà équipé de leur lecteur de QRcode, et qui étaient incapables d’utiliser les codes « français », sinon à télécharger une app spécifique…

Signalétique sur le site flashcode.fr

Mais depuis le début de l’année 2011, le générateur de Flashcodes propose le choix de créer un QR code standard. Et a même été jusqu’à revoir sa signalétique pour ne montrer qu’un QR code!

Les options sont réduites (adresse URL ou fiche contact seulement), mais si vous souhaitez simplement donner accès à une page web, ça fait parfaitement l’affaire. Et la solution est gratuite, comme la plupart des générateurs de QR codes.

Lorsque vous créez votre Flashcode, choisissez simplement l’option QR code, et votre code sera compatible universellement.

Mais alors, me direz vous, à quoi correspond l’autre option du choix de Flashcode, « Datamatrix« ?

Datamatrix augmentedmedia.net

Il s’agit d’un autre standard de code2D, beaucoup utilisé dans l’industrie et dans le packaging (vous en verrez sur la plupart des boites de médicament). Ce code a l’avantage de tenir moins de place que le QR code, à contenu équivalent, mais n’est pas lisible par toutes les apps. Et il est également moins reconnu spontanément par les utilisateurs potentiels, bien que cette notion soit aujourd’hui encore toute relative.

Voila donc pour les deux codes 2D les plus fréquents en France.

Enfin, voyons maintenant le MS Tag, c’est à dire le code 2D de Microsoft.

Microsoft Tag

C’est un code strictement propriétaire, c’est à dire décodable uniquement par les utilisateurs équipés de l’app de lecture de Microsoft.
Par ailleurs, il faut créer un compte pour pouvoir générer un code.
Il peut être en couleur, comme dans l’exemple ci-contre, ou en noir & blanc.

MS tag créatif

Le coté « sympa » de ce code, est la créativité qu’il autorise dans sa version couleur. En effet, il n’est pas nécessaire de le représenter sous forme de triangles, comme le montre cet exemple, présenté sur Tech Spotlight.

Ceci étant dit, les QR codes permettent aussi pas mal de créativité (voir le post précédent « faut-il personnaliser ses QR codes?« )

Venons en à la conclusion, maintenant. Quel code choisir, donc?
L’objectif d’un code étant, en général, qu’il soit utilisable sans difficulté par le plus grand nombre de mobinautes possible, la réponse est sans hésiter : « le QR code ». De Flashcode ou d’un autre, cela n’a aucune importance…

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Veolia Transport met en place son service d’horaire de bus par QR code.

Veolia Transport annonce la mise en place d’un accès rapide aux horaires en temps réel des bus de Seine-Saint-Denis par l’utilisation d’un QR code.

Le court communiqué est disponible ici.

Veolia emboîte ainsi le pas à la RATP, qui avait lancé ce service en Janvier 2010.

Mais en un an, les temps ont changé! La RATP avait adopté les Flashcodes dans leur version propriétaire, donc lisibles seulement en utilisant une application dédiée. Veolia utilise des QR codes standards, lisibles par n’importe quelle app compatible QR codes, et donc, en particulier, celles déjà utilisées par les touristes étrangers. Bravo!
Et deuxième point positif, l’app que Veolia propose de télécharger est celle d’i-nigma. L’une des meilleures apps de lecture à mon avis.

On espère voir ce type de service se généraliser rapidement à de nombreuses autres villes…

Si vous avez utilisé ce service à Paris, Tokyo ou ailleurs, vos commentaires sont les bienvenus!

Le magazine Glamour essaie Snaptag, une alternative au QR code

Glamour, l’un des principaux magazines féminins aux USA, diffusé à environ 2,5 millions d’exemplaires, teste dans son édition en cours un système de « code » 2D basé sur les logos. Ce système, appelé Snaptag, est élégant, puisqu’il n’utilise pas une matrice de points, comme le QR ou le datamatrix, mais un cercle entourant le logo, et sur lequel se positionnent trois points blancs. C’est le positionnement relatif de ces points sur le cercle qui détermine l’URL auquel le « code » est associé.

Cet exemple de quatre « codes » différents est tiré du site de Spyderlynk, la start-up qui a conçu cet astucieux système.

4 codes snaptag différents

Un exemple de code Snaptag

Dans cette édition de Glamour, le système est utilisé uniquement dans les publicités, comme un bouton « like » de Facebook.

Pour déclencher la fonction « like », il faut soit télécharger l’app snaptag, soit photographier l’image et l’envoyer par MMS à un numéro indiqué dans le magazine. (j’ai personnellement cherché à télécharger l’app sur mon iPhone, mais elle n’était malheureusement pas disponible…).

Cette idée est graphiquement séduisante, mais la volonté des lectrices « d’aimer » une marque sur Facebook sera-t-elle assez forte pour les inciter à télécharger une nouvelle app ou prendre une photo et envoyer un MMS? J’en doute fortement.

Jagtag personnalisé

Jagtag, une autre start-up américaine, a tenté vainement d’imposer une solution propriétaire comparable, avant de jeter l’éponge et d’adopter le QR code, qui n’imposait pas une app spécifique.

Jagtag dans Sports Illustrated

Pourtant la présence de leur code dans l’édition « maillots de bains » de Sports Illustrated leur avait assuré une très forte visibilité!

Glamour annonce qu’ils utiliseront Snaptag pour leur contenu éditorial dans leur édition de septembre. Je vous tiendrai au courant…

Le NFC va-t-il remplacer les QR codes (deuxième partie)

Après cette introduction sur ce que sont les NFC, quelles conclusions (qui, à la vitesse à laquelle tout ce paysage évolue, ne seront que provisoires…) peut on tirer?
La technologie NFC a-t-elle de l’avenir? Et doit-elle être considérée comme un concurrent direct des codes 2D? La réponse à la première question est indiscutablement « oui ». Celle concernant la deuxième est « oui et non ».

Lorsqu’on connaît les enjeux du NFC tels que les géants technologiques et bancaires les perçoivent, il ne fait aucun doute que des moyens gigantesques vont être alloués à sa diffusion massive. Transformer n’importe quel téléphone mobile en un terminal de paiement est pour eux une motivation suffisante. Ajouter à cela le fait qu’on pourra géolocaliser les achats effectués, et cibler géographiquement des publicités en rapport avec les achats est le rêve absolu de Google et Apple, entre autres.

Pour donner une idée de la dynamique en cours, je laisse de coté le Japon, où cette technologie est déjà un standard. Comme souvent, le vent soufflera pour nous plutôt en provenance des Etats-Unis. Et il commence à souffler fort…

  • Novembre 2010,annonce par Google qu’Android supportera par défaut les applications NFC;
  • Au même moment, annonce d’une joint-venture ATT-Verizon-TMobile (les trois plus gros opérateurs US) pour développer un système de commerce mobile basé sur le NFC.
  • En décembre, Google et Samsung sortent le Nexus S, compatible NFC.
  • En Janvier on voit apparaître les premières apps Android utilisant cette technologie.
  • A la même date, Google propose des étiquettes NFC dans son service Google Places, qui utilisait des QR codes jusqu’alors, pour finalement abandonner complètement les QR codes trois mois plus tard.
  • Aujourd’hui, les grands services de crédit – Visa, American Express et Mastercard – investissent dans ce secteur, et Mastercard vient même d’annoncer un partenariat avec Google.
  • Dans un (proche?) avenir, Blackberry et Nokia devraient eux aussi sortir leurs mobiles compatibles NFC. Quant à Apple, les rumeurs sont, comme toujours, nombreuses et contradictoires… La dernière en date étant que l’iPhone 5 n’en serait probablement pas équipé…

Que déduire de tout ça? Que le mouvement est amorcé. Mais qu’il ne fait que commencer, et qu’il est encore très loin d’être un standard dans le grand public.
Voilà donc pour l’avenir. Maintenant abordons la question de l’aspect « concurrence ».

NFC et QR codes ne sont réellement potentiellement concurrents que dans les domaines de l’affichage publicitaire de proximité (vitrines, lieux de vente, couloirs de métro, etc…) et du packaging, puisque les QR codes ne sont pas pertinents comme moyens de paiement, et que le NFC n’est adapté ni au monde de l’édition, ni à l’affichage publicitaire de rue, deux domaines d’excellence des codes 2D.

En effet, bien que leur coût de revient soit faible (20 à 30 cents l’étiquette), et va probablement encore baisser, il reste beaucoup trop élevé pour être utilisé dans l’édition (magazines, journaux, livres, etc…). Cinq étiquettes dans un magazine en doubleraient le coût de production!

Concernant la publicité, c’est la nature même du NFC qui l’exclut : on ne va jamais monter sur une échelle pour interagir avec une affiche 4×3! Alors que l’intérêt d’un QR est évident.

L’approche QRcode + NFC de BlueLite

Pour les domaines où l’on peut indifféremment utiliser l’un ou l’autre, la facilité d’usage et le coût de revient seront déterminants. Et je ne suis pas certain (mais je comprends qu’on puisse penser l’inverse) que le confort d’utilisation justifie, dans beaucoup de cas, le surcoût. Quand on constate la rapidité de décodage d’un QR code par l’app i-nigma, la supériorité d’une étiquette NFC est toute relative…

Enfin, dans tous les cas, le parc de téléphones compatibles NFC ne sera significatif que dans 2 à 3 ans au mieux.

En synthèse, mon sentiment est donc qu’en dehors de l’aspect « paiement sécurisé (?) », le NFC est encore loin de faire de l’ombre aux codes 2D, qui restent pour longtemps le plus efficace moyen de faire communiquer le monde réel et le monde digital.

Et pour ceux qui veulent absolument créer le buzz en étant précurseurs dans le NFC publicitaire, la meilleure solution est peut être l’approche hybride adoptée par Reach Media Group pour ses affiches communicantes!

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Le NFC va-t-il remplacer les QR codes?

Affiche NFC Google Places

C’est un débat qui agite le web depuis quelques temps déjà, mais qui a pris une nouvelle ampleur depuis que Google a annoncé qu’il abandonnait les QR codes dans son service Google Places, et a commencé à délivrer des affiches intégrant des étiquettes NFC dans une dizaines de villes américaines. Beaucoup y ont vu la mort prochaine et inévitable des QR codes. Que faut il en penser?

Tout d’abord, un bref rappel de ce qu’est la technologie NFC (acronyme de Near Field Communication, c’est à dire Communication en Champ Proche, plus souvent désignée en français sous le terme Communication sans contact).
NFC est une technologie de communication à courte distance, sans contact, entre deux « objets », par exemple une carte et un terminal de paiement, un téléphone et un terminal de paiement, une affiche publicitaire et un téléphone, etc…
Cette technologie est un sous-ensemble d’une technologie plus vaste, largement utilisée dans l’industrie : le RFID.

Le principe en est simple. Un objet compatible NFC contient une « signature » qui lui est propre, et est capable de communiquer cette signature à un autre objet compatible NFC, à condition que celui-ci soit suffisamment près (moins de 10 à 15 cm).
Cette signature va être interprétée par le deuxième objet pour déclencher une action – payer un achat, ouvrir une vidéo, etc…

Il y a deux sortes d’objets NFC :

  1. les objets actifs. Ils contiennent un émetteur capable d’envoyer une onde NFC. Pour cela, ils ont besoin d’une source d’énergie, par exemple une batterie. Par exemple, un téléphone mobile compatible NFC entre dans cette catégorie.
  2. les objets passifs. A réception d’une onde émise par un objet actif, ils renvoient une onde contenant leur « signature ». Ils n’ont pas besoin de source d’énergie. Par exemple, les étiquettes NFC entrent dans cette catégorie.

Deux objets passifs ne peuvent pas échanger d’information entre eux.
Deux objets actifs, au contraire, peuvent le faire sans problème.

Cette vidéo d’un prototype de lecteur NFC utilisant un iPhone est une bonne illustration du fonctionnement. L’iPhone est l’objet actif, les jouets contiennent chacun une étiquette NFC passive. Comme les iPhone actuels ne sont pas encore équipés en NFC, cette démonstration utilise un composant supplémentaire. Cependant, le prochain iPhone devrait être compatible NFC, comme l’est aujourd’hui le Nexus S, et ne nécessitera donc aucun périphérique complémentaire pour interagir.

Quels peuvent donc être les principaux usages du NFC pour le grand public?

L’application qui excite le plus l’industrie est le paiement à partir d’un téléphone mobile. En effet, il suffirait d’approcher son téléphone d’une borne de paiement NFC pour payer un achat. Le téléphone mobile deviendrait ainsi un porte-monnaie électronique sécurisé. Lorsque les PC seront également compatibles NFC, on peut même imaginer payer un achat en ligne en approchant son téléphone de son PC!
Google, Apple, Amazon, Microsoft, Paypal, pour ne citer qu’eux,travaillent activement sur le sujet.
Au Japon, cette solution est déjà utilisée massivement depuis des années, sous le nom de FeliCa.
Une variante de cet usage permet d’utiliser son téléphone pour payer les transports en commun, comme, par exemple et à titre expérimental, à Nice.

Un autre champ d’application prometteur est la publicité, et particulièrement la publicité géolocalisée. Les affiches vont progressivement être équipées d’étiquettes NFC. En approchant son téléphone d’une affiche, on pourra accéder à de l’information complémentaire, réserver un spectacle… Et si ce service est associé à une géolocalisation, les informations pourront être adaptées au lieu. Google et Apple semblent particulièrement actifs dans ce domaine.

Par ailleurs, les terminaux NFC pouvant communiquer entre eux, on pourra facilement, par exemple, transmettre sa carte de visite électronique, juste en approchant deux téléphones.

On le voit, certains de ces usages peuvent également être obtenus en utilisant un QR code (affiche communicante, transfert de carte de visite), d’autres sont propres au NFC (paiement). Que faut-il donc en penser? Le QR code est il déjà mort? Doit on immédiatement intégrer le NFC dans ses campagnes de communication?
Je vous exposerai mon avis sur le sujet dans le prochain post.

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